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Sept moyens que l’ennemi utilise pour affaiblir les pasteurs

Voici plusieurs moyens d’éviter les stratégies que Satan utilise pour détruire, harceler, affaiblir et détruire les pasteurs.

Pourquoi certains membres de mon église sont-ils en désaccord avec ma position à ce sujet? Après tout, je suis spirituellement plus avancé », me dis-je pour ma défense. Cela conduisit à un affrontement dans l’église qui a sapé notre énergie. En y repensant, je réalise maintenant que j’ai permis à une écharde de Satan de me blesser.

Tout comme Satan s’est opposé à l’œuvre de Jésus sur terre, lui et les « forces spirituelles du mal » s’opposent à nos efforts au service de Dieu (Éphésiens 6.12). Il cible tout particulièrement les pasteurs. Il sait en effet qu’en les affaiblissant, c’est l’Église qu’il affaiblit.

GARDEZ-VOUS DES STRATÉGIES DE L’ENNEMI

En tant que guerriers spirituels, Paul nous exhorte à tenir bon face aux « manœuvres du diable » ou à ses stratagèmes (Éphésiens 6.11). Pour cela, nous devons tout d’abord prendre conscience de leur réalité (2 Corinthiens 2.11). Nous discernons à partir de la Bible quatre stratégies principales que l’ennemi utilise contre le peuple de Dieu : l’attaque, l’influence démoniaque, la séduction et les échardes (2 Corinthiens 12.7). Au moyen de ces stratégies, il tente de distraire, harceler, affaiblir ou détruire les croyants.

Cet article identifie sept échardes que Satan utilise contre les pasteurs. L’encart D’autres stratégies de l’ennemi visant les pasteurs résume trois autres de ses stratégies.

SATAN VEUT NOUS DISTRAIRE ET NOUS AFFAIBLIR

Les érudits bibliques offrent tout un éventail d’interprétations quant à la signification de son « écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter, pour que je ne sois pas enflé d’orgueil » (2 Corinthiens 12.7). Parmi celles-ci : la dépression, les adversaires religieux, les dangers du ministère ou une affliction physique tel qu’un problème oculaire ou l’épilepsie. Un érudit suggère que la Bible a pu délibérément laisser ce mal non défini pour que les chrétiens puissent en appliquer le principe à leurs circonstances plutôt que de le limiter au problème particulier de Paul.

L’Ancien Testament parle des ennemis d’Israël qui seront pour lui « comme des échardes dans vos yeux et des aiguillons dans vos côtés » (Nombres 33.55) et d’une « écharde douloureuse» (Ézéchiel 28.24,BS). Noussavonspar expérience qu’une écharde pénètre notre chair et détourne notre attention de ce que nous sommes en train de faire. Elle nous fait souffrir et diminue notre efficacité. Nous pouvons donc comprendre que Satan peut provoquer une écharde dans la chair d’un pasteur pour le distraire de l’appel qu’il a reçu de Dieu, le faire souffrir dans son corps ouaffaiblir son ministère.

Voici sept de ces échardes et comment les éviter.

I. LA SUPÉRIORITÉ SPIRITUELLE

Dans 2 Corinthiens 10-12, l’apôtre Paul parle du danger de l’orgueil spirituel qui peut naître du fait d’avoir un certain pédigrée spirituel, de la somme de nos souffrances pour Christ et des révélations que nous avons reçues de Dieu. Nos dons spirituels, le statut de notre ministère, les succès que Dieu nous accorde et même notre caractère peuvent être autant de sources d’orgueil. Le pasteur des Assemblées de Dieu Richard Dortch a admis avoir cédé à l’orgueil parce qu’il estimait faire preuve d’une intégrité supérieure.

Les symptômes suivants nous mettent en garde contre l’écharde de la supériorité spirituelle :

– Regarder les autres de haut parce que nous les percevons comme moins spirituels, efficaces ou compétents.

– Avoir peu de temps pour les « petites gens », préférer se tenir auprès de « gens importants ». Après tout, nous sommes de ceux-là. Jésus, quant à lui, avait le temps d’être avec les enfants et les gens « ordinaires » de la culture du premier siècle.

– Utiliser notre position pour nous servir des gens afin de satisfaire nos ambitions pseudo- sanctifiées en les appelant « volonté de Dieu ».

– Refuser de tolérer de sains désaccords ou de rechercher la volonté de Dieu avec les autres. « Puisque je suis spirituellement supérieur, ma vision est la bonne. Point final. De plus, qui sont-ils pour s’opposer à l’oint de l’Éternel? »

L’orgueil spirituel provoque des factions et des querelles quand les autres résistent à notre supposée sagesse supérieure. Il en résulte la perte du moral et de l’engagement, les gens n’ayant plus le sentiment que le leader se préoccupe d’eux. De plus, ils ne se sentent plus solidaires d’une vision qui est devenue « le but du pasteur » plutôt que « le rêve que Dieu nous a donné ». Un sens de supériorité nous aveugle quant à nos propres faiblesses. Nous connaissons tous des pasteurs qui ont fait faillite à cause de cela.

Éviter l’écharde de la supériorité spirituelle nécessite de l’humilité spirituelle. Pour commencer, nous n’avons que ce que Dieu nous a donné – que ce soit nos compétences, nos dons spirituels, nos opportunités ou notre moisson spirituelle (1 Corinthiens 4.7). Deuxièmement, nous devons reconnaître que nous ne pouvons pas fonctionner sans les autres (1 Corinthiens 12). Troisièmement, Paul nous donne pour instruction : « Estimez les autres supérieurs à vous-mêmes » (Philippiens 2.3). Enfin, le Fils de Dieu nous a montré par son exemple ce qu’est l’humilité au travers de son incarnation, de ses souffrances et de sa mort (versets 6-11).

Peu après que je sois devenu doyen académique du séminaire théologique des Assemblées de Dieu des États-Unis, j’ai dirigé la retraite du personnel enseignant avant le début de l’année universitaire. J’ai commencé par dire aux enseignants : « Il y a six jours que je suis doyen. Cela signifie-t-il que je suis soudain devenu plus intelligent que vous? » Je voulais qu’ils sachent que je n’avais pas l’intention d’agir comme si je leur étais supérieur mais comme un leader-serviteur.

II. AUTOSUFFISANCE

Dans notre culture, les pasteurs peuvent avoir accès à d’abondantes ressources. Au lieu de dépendre de Dieu qui pourvoit, nous pouvons facilement compter sur nos propres ressources et nos atouts : éducation, personnalité, expérience, intelligence, compétences en communication et entregent, leadership. De plus, nous avons souvent à notre disposition des chrétiens consacrés, du personnel compétent, une organisation forte, des finances et d’excellents bâtiments ainsi que d’autres ressources sur lesquelles nous pouvons compter. Cela nous donne une réussite apparente, mais produit peu de choses d’une valeur spirituelle et éternelle. Ce n’est qu’alors que nous demeurons en Jésus, dépendant pleinement de lui, que nous pouvons « porter beaucoup de fruit » (Jean 14.4-5).

Et pourtant, même si nous disposons de peu de ressources, nous pouvons compter sur Dieu. Nous voyons la croissance explosive de l’église dans de nombreuses régions du monde majoritaire. Ces églises n’ont souvent que peu de biens mais une grande foi et une profonde dépendance de Dieu. Elles nous montrent pourquoi nous devons éviter l’écharde de l’autosuffisance.

Paul pria à trois reprises que Dieu lui retire cette écharde. Mais le Seigneur a permis que son serviteur continue de souffrir de cette épine de Satan. Pourquoi? Toujours est-il que Paul continua à dépendre de Dieu. Le Seigneur lui dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12.8-9). L’autosuffisance limite tellement l’œuvre de Dieu dans nos vies que Christ peut permettre que nous endurions une écharde pour nous épargner quelque chose de bien plus douloureux encore.

Mais jetons un coup d’œil à d’autres échardes.

III. LE SYNDROME DE SUPERMAN

« Je suis le pasteur, et c’est donc moi qui doit répondre à tous les besoins de mon église. De plus, je dois tout faire pour atteindre autant de perdus que possible. Je dois donc me donner à fond. » C’est avec une telle attitude que, pendant plus d’une décennie, je me suis levé tous les matins à 4 h 50 sans avoir assez dormi, pour avoir mon temps avec Dieu à 5 h et travailler quelques heures avant le petit-déjeuner. En fait, je passais parfois des journées improductives à cause de la somnolence.

S’il est vrai que certaines urgences peuvent exiger des heures de travail ardu, nous fonctionnons plus efficacement et faisons preuve de plus de créativité quand nous savons nous reposer comme il se doit. Mon problème ? Pour des raisons spirituelles malsaines, j’avais pris sur moi la responsabilité du ministère de Dieu. Il nous appelle à coopérer avec sa mission, et non à nous l’approprier et à la porter comme un fardeau.

J’ai fini par entendre Dieu me dire : « Calme-toi. Tu n’es pas obligé de sauver le monde. Seul mon Fils en est capable. Tu n’es pas le Sauveur ; tu n’es même pas Superman. Alors pose ta cape. »

J’ai souffert de l’écharde que j’appelle désormais le syndrome de Superman. Les symptômes en sont la fatigue et l’irritabilité qui devient du ressentiment pour finir par l’épuisement. On finit alors par s’acquitter de son ministère uniquement pour la forme ou par tout lâcher. Entretemps, nous perdons le contact avec notre famille en négligeant leurs besoins autant que les nôtres.

Pendant son ministère, Jésus n’est jamais apparu stressé ou anxieux. Il acceptait les limites de la dimension humaine de sa nature et appréciait le besoin de repos et de ressourcement. Il a dormi dans une barque pendant une grosse tempête. Il s’est souvent retiré seul pour des temps prolongés dans la prière. Il a aussi passé du temps avec ses amis Lazare, Marthe et Marie.

Si Jésus était conscient de ses limites humaines, à combien plus forte raison devrions-nous réaliser les nôtres? Pour éviter le syndrome de Superman, nous devons nous rappeler notre humanité. Nous devons aussi nous souvenir que Dieu nous appelle à coopérer avec lui dans sa mission et non à la prendre en main.

IV. LA SÉDUCTION DE NOTRE SOCIÉTÉ

Dans sa troisième tentative à tenter Jésus, Satan lui a offert la puissance, la richesse et la gloire de ce monde. Il aurait suffi à Jésus de se prosterner et de l’adorer (Matthieu 4.8-10). Le monde cherche lui aussi à nous séduire avec ses valeurs et ses richesses. L’ennemi nous pousse au compromis. Parfois même avec de bonnes motivations. Après tout, dirons-nous, si nous accédons à une meilleure position ou réputation, ou à de meilleurs locaux, cela ne sera que mieux pour l’œuvre de Dieu. Certes, dans certains cas, cela peut être la volonté de Dieu. Mais permettons- nous aux valeurs de la société – « toujours plus, toujours plus haut et toujours plus grand » – de nous séduire au point de nous éloigner de la volonté de Dieu pour notre ministère?

V. LA MALÉDICTION DE LA COMPARAISON

L’écharde de la comparaison est l’opposé de la supériorité spirituelle ; elle est encore plus courante chez les pasteurs. Elle mène souvent au découragement et à la perte d’enthousiasme et d’énergie pour le ministère. Nous répandons nos cœurs et nos efforts dans la mission à laquelle Dieu nous a appelés. Inévitablement, nous en voyons d’autres qui accomplissent bien davantage. « Il a une assemblée de plusieurs milliers. Mon église n’a que 200 membres. Son église est dix fois plus grande que la mienne ! » La comparaison engendre ou aggrave le sentiment d’infériorité et mène au découragement.

Dieu dira à Philippe l’évangéliste de voyager plusieurs jours sur la route désertique menant à Gaza. Si nous nous mettons à sa place, imaginez un peu ce qui aurait pu nous traverser l’esprit en arrivant. Hum… Je ne vois pas de stade où tenir une campagne d’évangélisation. Où sont les foules? Il n’y a rien d’autre ici que le désert. J’ai quitté la Samarie en pleine récolte spirituelle pour venir ici? Que de temps perdu!

Philippe finit par rencontrer un Éthiopien sur la route et le conduit à Christ. Il pouvait cependant bien se demander pourquoi avoir échangé des centaines de conversions pour une seule.

L’Éthiopien rentra dans son pays. Il partagea l’évangile avec sa famille et ses amis. Peu à peu, ils sont venus à la foi. À leur tour, ils ont partagé l’évangile avec les autres. Cela est arrivé au fil des mois et des années, puis des générations et des siècles. De ce fait, des millions d’Éthiopiens sont actuellement disciples de Christ. Philippe n’avais pas accès à Internet, à la télévision ni même aux journaux quotidiens. Il n’a probablement jamais réalisé les résultats de son obéissance.

L’histoire de Philippe nous rappelle que Dieu nous appelle à la fidélité, et non à nous comparer avec les autres. Il appelle certains à des endroits résistants à l’évangile pour y labourer pendant des années avec très peu de résultats. Il en appelle d’autres à des champs mûrs sans beaucoup d’efforts de leur part. Au jour du jugement, qui recevra les plus grands compliments?

Dans la parabole de Jésus sur les talents (Matthieu 25.14-30), le serviteur qui a investi les deux talents que lui avait confiés le propriétaire a été complimenté : « Bien, bon et fidèle serviteur » (v. 23). Notez bien que le serviteur qui en a reçu cinq et les a aussi faits fructifier a reçu la même louange (v. 21). Sans aucun doute, si celui qui avait reçu un talent avait investi pour en acquérir un deuxième, il aurait reçu le même compliment et la même récompense que les autres.

Il nous faut rejeter la malédiction de la comparaison. Cette écharde nous démoralise et nous affaiblit. Puissions-nous plutôt obéir fidèlement à l’appel de Dieu et laisser les résultats entre ses mains.

VI. LE FRUIT ARTIFICIEL

Un panier de fruits en plastique orne la table de ma cuisine. On dirait des vrais, mais de grâce, n’essayez pas de les manger ! Les pasteurs se contentent souvent de ce qui ne fait que ressembler au fruit spirituel véritable. L’église de Sardes passait pour être vivante, mais elle était spirituellement morte (Apocalypse 3.1). Des conversions durables et des croyants qui croissent pour devenir des disciples matures : voilà le fruit qui compte dans le ministère (Matthieu 28.19). Les leaders se contentent trop souvent de moins que cela, en faisant le choix plus facile de compter les participants, les programmes, les bâtiments et les offrandes. Tout cela leur donne la réputation de porter du fruit, mais ce n’est pas forcément le fruit éternel que Dieu désire.

Le pasteur Walt Kallestad a dirigé son église qui a atteint plus de 12 000 participants pendant ses réunions du week-end. Mais il finit par admettre qu’ils devaient leur réussite à leur course aux parts de marché, mais qu’ils avaient échoué dans leur mission dans la mesure où ils n’ont pas créé ni formé de disciples.

Il a alors résolument choisi de changer d’orientation en vue d’accomplir l’appel missionnel de Dieu. Se contenter d’un fruit artificiel peut gonfler notre réputation, mais nous laissera les mains vides au jour du jugement. Pour éviter cette écharde, nous devons nous concentrer sur l’accomplissement de la grande mission et du grand commandement.

VII. L’EXCEPTION DU SOMMET 

Si les pasteurs ne sont pas prudents, plus ils jouissent d’un certain succès – plus leur église est grande et plus les applaudissements sont nourris – plus ils commencent à penser que les règles ne s’appliquent pas à eux. Le Roi David commit l’adultère avec Bath-Chéba et chercha à couvrir ensuite sa faute en faisant tuer son mari. Trois des neuf derniers présidents américains ont commis des fautes morales graves. Tous les quelques mois, les médias amènent au grand jour les chutes morales de quelque autre pasteur célèbre. Chacun d’eux s’était apparemment arrogé le droit à l’exception à la loi de Dieu pour ceux qui ont atteint les sommets.

Pour éviter l’écharde de « l’exception du sommet », les pasteurs doivent tout d’abord s’engager à honorer la loi de Dieu et à agir avec intégrité dans tous les domaines de leur vie. Ils auront besoin de l’aide de personnes de confiance pour découvrir les tentations auxquelles ils sont le plus vulnérables. Ils devront aussi s’ouvrir à ces personnes et accepter de leur rendre des comptes.

GARDEZ-VOUS DES ÉCHARDES DE SATAN

Les échardes que j’ai mentionnées ici sont loin d’épuiser toutes les possibilités. J’ai voulu plutôt mettre au grand jour les plus courantes qui sont susceptibles de détourner les pasteurs de l’appel de Dieu et de porter préjudice à leur ministère. Je confesse que j’ai permis à chacune d’elles d’affaiblir mon ministère pastoral. Grâce à Dieu, son Esprit m’a aidé à mûrir au fil des ans, et j’ai appris à me garder des échardes de Satan. Avec l’aide de Dieu, nous pouvons résister à toutes les échardes de l’ennemi.

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Une réponse à “Sept moyens que l’ennemi utilise pour affaiblir les pasteurs”

  1. Adjany dit :

    Très instructif, merci.

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