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Combat spirituel : l’armure de Dieu

Nous devons faire preuve d’audace dans le combat spirituel, mais avec précaution, en nous assurant que nous le faisons de la bonne manière et contre le bon ennemi. voici comment.

Alors que je grandissais, fils de missionnaire dans le nord-ouest de la Chine, près de la frontière tibétaine, j’ai entendu mon lot d’histoires les plus étranges. Une des plus mémorables impliquait ma mère, Elizabeth Weidman Wood, sa sœur, Ruth Weidman Plymire, et une nuit effrayante dans une auberge chinoise.

Maman et Tante Ruth étaient parties célibataires comme missionnaires pour la Chine. À leur arrivée, elles se sont inscrites à un cours de langue et furent logées dans une auberge toute proche. Il y avait une idole bouddhiste dans leur chambre. Le premier soir, elles ne purent pas dormir. Elles sentirent une énorme présence maléfique dans la pièce. Leur lit s’est élevé du sol. Cette présence était si oppressante qu’elles pouvaient à peine parler. En fait, elles pouvaient juste prononcer le nom de Jésus, maiscela suffisait. La présence mauvaise s’enfuit, et leSaint-Esprit les réconforta.

En termes modernes, Maman et Tante Ruth ont vécu ce jour-là une rencontre de puissance. Par la foi en Jésus-Christ, elles ont exorcisé un mauvais esprit hors de leur chambre. Les ministères de Jésus (Marc 1.39), des Douze (Marc 3.14-15; Actes 5.15-16) et de l’apôtre Paul (Actes 16.16-18; 19.11- 12) incluaient tous l’exorcisme. Dans Éphésiens 6.10-12, l’apôtre Paul souligne le lien entre la puissance, le combat spirituel et le développement de disciplines et de dispositions qui honorent Dieu.

AU RESTE …

Éphésiens 6.10-20 commence par l’expression « Au reste ». Ce mot indique que ce qui suit est le point culminant de l’enseignement de Paul jusque- là, et pas seulement le dernier sujet de sa lettre. Pour comprendre ce qu’il a à dire sur le combat spirituel, il nous faut garder à l’esprit ce qu’il a dit dans les chapitres précédents de cette lettre.

Il y a des années, Watchman Nee souligna que nous pouvons résumer le message des Éphésiens en trois mots clé : être assis, marcher et tenir ferme.

Être assis décrit notre position en Christ : « Il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Christ-Jésus » (Ephésiens 2.6). Le fait que nous soyons assis avec Christ à la droite de Dieu vient de Dieu qui est intervenu dans sa « miséricorde », son « amour », sa « grâce » et sa « bonté » (Ephésiens 2.4-5, 7-8). Lorsque vous êtes assis sur une chaise, vous pesez sur elle de tout votre poids; de même, lorsque Dieu nous a assis en Christ, c’est pour que notre salut repose de tout son poids sur la grâce de Dieu.

Marcher décrit notre vie dans ce monde : « Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur, à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée » (Ephésiens 4.1). Les chrétiens ne sont pas appelés à rester avachis sur leur trône. La grâce n’encourage pas la passivité; elle nous rend plutôt capables d’une obéissance active au commandement de Dieu : « Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnesque Dieu a préparées d’avance, afin que nous lespratiquions » (Ephésiens 2.10).

Et enfin, tenir ferme touche à notre attitude face à l’ennemi : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contreles manœuvres du diable » (Ephésiens 6.11). La marche chrétienne n’est pas une promenade de santé. Éphésiens 6.10-13 montre clairement que lamarche chrétienne est un marathon long et difficileoù il nous faut combattre le mal. Et dans un combat, l’objectif est de bien défendre sa position :tomber signifie la défaite, mais tenir ferme mène àla victoire.

En gardant ce résumé des Éphésiens à l’esprit – être assis, marcher et tenir ferme – nous voyons que le combat spirituel, loin d’être l’activité extraordinaire d’une élite spirituelle, est la vie ordinaire de chaque chrétien que Dieu a sauvé par grâce, sanctifié pour l’obéissance et envoyé proclamer l’évangile à un monde perdu et qui semeurt. Être chrétien signifie donc être en guerre.

SA FORCE SOUVERAINE

Livrer cette guerre, et à plus forte raison la gagner, est cependant bien au-delà de nos capacités humaines. La victoire appartient à une puissance plus grande que la nôtre. C’est pourquoi Paul nous exhorte : « Fortifiez-vous dans le Seigneur et par sa force souveraine » (Ephésiens 6.10). Dieu seul peut remporter cette guerre. La victoire lui appartient – ainsi qu’à nous – mais seulement si nous demeurons en lui.

Toute l’épître aux Éphésiens respire la puissance divine. Paul prie en Éphésiens 1.19-20 que les croyants puissent savoir « quelle est la grandeur surabondante de sa puissance envers nous qui croyons ». Il ajoute : « Il l’a mise en action dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes ». Cette puissance est sous-entendue dans 2.6 où les mots ressuscités et fait asseoir décriventnotre salut par grâce. En Ephésiens 6.10, le verbe « fortifiez-vous » et l’expression « force souveraine » sont l’écho des mots de Ephésiens 1.19-20. De plus, Paul prie pour les croyants en ces termes :

«afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos coeurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu.» (Ephésiens 3.16-19).

Lord Acton a fait cette remarque devenue célèbre : « Le pouvoir tend à corrompre, et le pouvoir absolu corrompt absolument ». Sa remarque, de toute évidence, ne s’applique pas à Dieu, lui qui conjugue en sa personne le pouvoir et la bonté absolus. Mais cela s’applique aux humains qui sont tous pécheurs, y compris les chrétiens. En tant que pécheurs, nous sommes aptes à faire un mauvais usage du pouvoir et en abuser, même quand il est évident que nous l’utilisons dans le nom du Seigneur et pour accomplir ses desseins.

C’est pourquoi, comme Paul, nous devons toujours rapprocher l’exercice de la puissance divine de la personne et de l’œuvre de Jésus- Christ. Par sa puissance, Dieu a marqué du sceau de son approbation la vie, le message et la mort expiatoire de Jésus en le ressuscitant des morts et en le faisant asseoir à sa droite dans la gloire. Et par sa puissance encore, Dieu nous a sauvés par grâce et appelés à mener une vie sainte qui atteigne « la mesure de la stature parfaite de Christ » (Ephésiens 4.13). Prendre part au combat spirituel consiste donc à être remplis de la puissance de l’amour qui animait le ministère de Christ. Si nous n’avons pas saisis et ne manifestons pas la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de cet amour, nous avons alors déjà perdu la bataille.

Par conséquent, nous devons faire preuve de force dans le combat spirituel, mais avec précaution, en nous assurant que nous le faisons de la bonne manière et contre le bon ennemi.

LES PUISSANCES DE CE MONDE DE TÉNÈBRES

Éphésiens 6.12 identifie l’ennemi dans notre combat spirituel : « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. ».

Deux éléments sont identifiés ici :

Tout d’abord, nos ennemis ne sont pas « la chair et le sang ». Autrement dit, nos ennemis ne sont pas des gens. Nous ne devrions jamais diaboliser ceux que Christ est venu sauver (1 Timothée 1.15; 2.4). Aussi incrédules qu’ils puissent être, aussi immoral que soit leur comportement, aussi profond que soit leur mépris et cruelles que soient leurs attaques à notre encontre, nous ne luttons pas contre les gens. Nous luttons pour les gens afin qu’ils soient « délivrésdu pouvoir des ténèbres et… transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Colossiens 1.13), tout comme nous l’avons été.

Ensuite, nos ennemis sont les « principautés », les « pouvoirs » et les « esprits du mal ». Paul parle aussi des « manœuvres du diable » (6.11) et du « malin » (Ephésiens 6.16). Nous combattons contre un royaume démoniaque.

Les démons ont des personnalités déréglées. Créés pour servir Dieu, ils ont plutôt choisi de le rejeter délibérément. En le rejetant comme réalité ultime, ils ont perdu contact avec toute réalité. Leur esprit n’est plus réglé selon la vérité et leurs actes ne sont plus réglés selon la piété. Jésus nous enseigne que le diable est « un menteur et le père du mensonge » (Jean 8.44). Pierre écrit : « Votre ennemi le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer » (1 Pierre 5.8). Partout où ces démons sont présents, la séduction, la désobéissance et la destruction font des ravages.

L’activité démoniaque se manifeste de plusieurs façons. Au niveau individuel, elle se manifeste par la possession, les démons contrôlant la personnalité de l’individu. Pensez au Gérasénien (Marc 5.1-10). Avant d’être exorcisé, il était seul, nu et physiquement incontrôlable. Son nom était celui d’un des démons dont il était possédé : « Légion ». Après avoir été délivré, ses voisins le virent « assis, vêtu et dans son bon sens ».

Un chrétien rempli de l’Esprit ne peut être possédé de cette façon. Mais le monde démoniaque peut se manifester dans la vie de croyants et d’incroyants d’autres manières. Comme Jésus lui-même, des gens
peuvent être « tentés par le diable » (Matthieu 4.1; cf. 6.13; 1 Corinthiens 7.5; 1 Thessaloniciens 3.5). Par un mauvais comportement, en particulier par la colère, ils peuvent « donner accès au diable » (Éphésiens 4.27). Le monde démoniaque peut se manifester, selon Paul, par « une écharde dans la chair, un messager de Satan pour me souffleter » (2 Corinthiens 12.7). Le but ici est de pousser quelqu’un, en particulier un croyant, à douter del’efficacité de la grâce de Dieu à son égard (2 Corinthiens 12.9).

Au niveau social, l’action démoniaque peut se manifester par des systèmes institutionnels de séduction, de désobéissance et de destruction. Apocalypse, chapitres 12 et 13, parlent de trois horribles créatures : « un grand dragon rouge » (Apocalypse 12.3), « une bête montant de la mer » (Apocalypse 13.1) et « une autre bête montant de la terre » (Apocalypse 13.11). Jean identifie le dragon comme « le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre habitée » (Apocalypse 12.9). Le diable donne à la première bête « sa puissance, son trône et un grand pouvoir » (Apocalypse 13.2). La deuxième bête fait « que la terre et ses habitants se prosternent devant la première bête » (Apocalypse 13.12). De nombreux commentateurs interprètent les bêtes comme étant respectivement les institutions sociales de la politique et de la religion.

Dieu a créé ces institutions sociales pour promouvoir l’épanouissement humain : « car (l’autorité) est au service de Dieu pour ton bien » (Romains 13.4). Mais tout comme les démons amènent le désordre dans la vie de l’individu, ils apportent aussi le désordre dans la vie d’une société.

Les gens ne sont pas nos ennemis – pas plus les athées que les musulmans, les partisans de l’avortement ou les homosexuels. Leur incrédulité et leur immoralité sont anti-Dieu, mais Dieu n’est jamais anti-humain. Nous ne devrions pas l’être davantage. Le combat spirituel est la mission queDieu nous a confiée dans cet âge, une mission quiconsiste à affranchir les gens du séducteur qui veut détruire leur âme. Nous utilisons la puissance deDieu à cette fin. Nous luttons pour eux.

L’ARMURE DU CHRÉTIEN

Quand nous comprenons la nature de notre ennemi, nous voyons pourquoi Paul nous exhorteà nous fortifier « dans le Seigneur et par sa forcesouveraine » (Ephésiens 6.10). L’action démoniaque est plus forte que nous mais pas plus forte que Dieu. Paul nous appelle donc à « revêtir toute l’armure de Dieu » (Ephésiens 6.11, 13). Ce n’est qu’ainsi revêtus que nous serons capables de « tenir ferme contre les manœuvres du diable » (Ephésiens 6.11). L’armure de Dieu décrit la façon dont nous devons engager le combat contre l’ennemi.

Les érudits s’entendent généralement pour dire que Dieu décrit l’armure de Dieu en s’inspirant de l’armure d’un soldat romain. Cela est fort plausible car Paul écrivit aux Éphésiens alors qu’il était en prison (Ephésiens 6.20) et entourés de soldats romains. Mais la description que Paul fait de l’armure fait allusion à des passages du prophète Ésaïe qui décrit Dieu et son Messie comme étant habillés de cette façon. Par exemple, Ésaïe 11.5 nous dit du Messie : « La justice sera la ceinture de ses reins, et la fidélité la ceinture de ses hanches ». Ésaïe 52.7 parle de la beauté des « pieds du messager de bonnes nouvelles ». Et Ésaïe 59.17 dit de Dieu : « Il se revêt de la justice comme d’une cuirasse, il met sur sa tête le casque du salut ». Autrement dit, l’armure de Dieu est avant tout sa propre armure. C’est ainsi qu’il engage le combat spirituel.

En conséquence, alors que Dieu nous revêt de son armure, nous engageons le combat spirituel tout comme il le fait. Les diverses parties de l’armure que Paul énumère de façon métaphorique décrivent les vertus morales et les pratiques missionnelles. Quand nous lisons ce qui est écrit concernant « la ceinture de la vérité » (Ephésiens 6.14), parexemple, nous devrions fixer notre attention sur« la vérité » plutôt que sur « la ceinture », qui n’est qu’une métaphore. Combattre le diable comme Dieu le fait, c’est pratiquer les vertus morales tel que parler avec vérité, exercer la justice et la foi, adopter des pratiques missionnelles tel que la promptitude à partager l’évangile, être concentré sur le salut et proclamer la Parole de Dieu.

Autrement dit, l’approche du combat spirituel tient autant à ce que nous sommes (nos valeurs morales) qu’à ce que nous faisons (nos pratiques missionnelles). Combattre les puissances démoniaques ne se limite pas à les exorciser. Dans le meilleur des cas, l’exorcisme n’est qu’une escarmouche capable de déclencher une guerre. Pour changer de métaphore et emprunter une image à une des paraboles de Jésus (Luc 11.24- 26), l’exorcisme chasse le diable de notre maison, mais le but n’est pas de se contenter d’avoir une maison « balayée et ornée ». C’est plutôt de faire de cette maison un foyer où Jésus-Christ demeure de jour en jour. Le but du combat spirituel est de ressembler à Christ; telle est la substance de la victoire, ce qui ne devient possible que par l’œuvre toute simple de l’évangélisation et du discipolat.

Selon moi, trop de pentecôtistes et de charismatiques sont trop absorbés par l’exorcisme d’esprits démoniaques, que ce soit au niveau de la possession individuelle ou au niveau stratégique d’une possession par un « esprit territorial ». De plus, ils commettent l’erreur de réduire le combat spirituel à l’exorcisme, à « lier » et « chasser » de mauvais esprits. L’exorcisme est certainement une composante du combat spirituel, du simple fait que certaines personnes sont effectivement possédées par des démons. Mais qu’en est-il une fois qu’elles sont délivrées? C’est là que le long marathon de la guerre spirituelle commence vraiment.

Nul ne peut grandir à la ressemblance de Christ sans évangélisation et discipolat. Cela est vrai non seulement au sens passif où nous avons nous- mêmes eu besoin d’être évangélisés et formés pour devenir des disciples; c’est également vrai au sens actif où nous devons évangéliser les autres et en faire des disciples. Être revêtus de l’armure deDieu signifie mettre « pour chaussures à vos piedsles bonnes dispositions que donne l’Évangile de paix » (Ephésiens 6.15). Cela veut aussi dire manier « l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu » (Ephésiens 6.17). L’évangélisation et le discipolat sont les « fers de lance » du combat spirituel.

Ce que nous sommes et ce que nous faisons – nos vertus morales et nos pratiques missionnelles – est interdépendant et se renforce mutuellement. Nous ne pouvons évangéliser quelqu’un avec la bonne nouvelle si nous ne l’avons pas nous-mêmes expérimentée. Nous ne pouvons proclamer la délivrance du diable aux autres s’il a encore une emprise sur notre vie par une colère malsaine. De même, nous ne pouvons marcher dans l’obéissance aux commandements de Dieu si nous ignorons le dernier commandement de Christ à ses disciples : « Faites de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19). Plus nous ressemblons à Christ, plus nous faisons ce qu’il faisait. Et plus nous faisons ce qu’il faisait, plus nous lui ressemblons.

AVEC HARDIESSE

Paul conclut son enseignement sur le combat spirituel par une exhortation à la prière d’intercession : « Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications » (Ephésiens 6.8). Il demande la prière « pour tous les saints » (Ephésiens 6.18) « et aussi pour moi » (Ephésiens 6.19). Il demande en particulier aux Éphésiens de prier pour ses projets d’évangélisation : « …que la parole, quand j’ouvre la bouche, me soit donnée pour faire connaître avec hardiesse le mystère de l’Évangile » (Ephésiens 6.19).

Cet appel à la prière est une fin appropriée à toute discussion sur le combat spirituel, pour trois raisons.

Premièrement, la prière vivifie les divers éléments du combat spirituel. De par nous-mêmes, nous sommes incapables de produire quelque vertu morale ou pratique missionnelle que ce soit. Elles doivent être l’œuvre de Dieu en nous. La prière ouvre les cœurs à Dieu afin qu’il puisse noussanctifier pour lui et nous équiper en vue de notre mission.

Deuxièmement, la prière est un appel à Dieuafin qu’il agisse. Notre puissance dans le combatspirituel est celle de Dieu. L’armure dont nous sommes revêtus est celle de Dieu. Essayer de s’engager dans le combat contre les puissances mauvaises sans invoquer l’aide divine relève de la folie. « La bataille appartient à l’Éternel » (1 Samuel 17.47).

Mais troisièmement, sa bataille est la nôtre. Parce qu’il nous a donné sa puissance, parce qu’il nous a revêtus de sa propre armure, nous pouvons combattre et le faire avec hardiesse. Dans cet hymne bouleversant qu’est « C’est un rempart que notre Dieu », Martin Luther ose dire au sujet du diable :

« Quand tous les démons déchaînés prétendraient te détruire, ne crains point, ils sont condamnés et ne sauraient te nuire. Eux tous, avec leur roi, tomberont devant toi,peuple fidèle, pour vaincre le rebelle, il suffit d’unmot de la foi! »

Comme ma mère et Tante Ruth l’ont découvert une certaine nuit il y a bien longtemps, le « mot de la foi » qui suffit est le nom de Jésus. Contre les puissances de l’enfer, puissions-nous aller de l’avant avec hardiesse et conquérir en son nom (Romains 8.37).

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