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Chrétiens persécutés

Les chrétiens doivent s’engager à aimer les autres et à prendre soin d’eux

Les relations saines dans le corps de Christ peuvent se définir comme une communion pleine de bons fruits et exempte de tout mal. Les barrières naturelles à la vraie communion sont provoquées par des variables démographiques toujours présentes : racisme, ethnocentrisme, classes sociales, niveau d’instruction, pouvoir économique et performances personnelles. Les tentatives perverses auxquelles l’Ecclésiaste fait allusion – faire passer en priorité la richesse, le travail, la sagesse ou la débauche – nous lient à tout ce qui est terrestre, nous isolent, nous coupent des autres et nous empêchent de nous engager à aimer les autres et à prendre soin d’eux.

LE DÉFI DE LA DIVERSITÉ

Les Églises sont généralement caractérisées par des groupes de personnes naturellement ou démographiquement homogènes, mais le contexte dans lequel nous vivons a provoqué la diversité culturelle et ethnique, et une réalité multiethnique et multiculturelle est apparue.

Le défi de s’engager à aimer les autres et à prendre soin d’eux dans un contexte multiethnique et multiculturel n’est pas nouveau. Depuis l’Église primitive, dans le livre des Actes, l’Église a toujours été confrontée à ce genre de dilemme. La sélection des diacres a été provoquée par les plaintes que suscitaient les distinctions interculturelles lors de la distribution de nourriture parmi les veuves d’origine hébraïque et grecque (Actes 6:1-6). La répugnance de Pierre à relever le défi d’évangéliser un centenier romain est racontée avec candeur, mais énergie : elle dévoile son ethnocentrisme (Actes 10:28, 29, 34, 35). Le premier concile de Jérusalem a étudié le dilemme posé par la présence des Juifs et des non Juifs dans la même assemblée concernant les pratiques et les coutumes (Actes 15). Vingt-et-un siècles plus tard, dans notre statu quo interculturel actuel, nous devons nous aussi relever ce genre de défis.

INSTAURER UNE UNITÉ AFFECTUEUSE AU SEIN DE LA DIVERSITÉ

Que pouvons-nous faire pour célébrer réellement l’unité dans la diversité ? Comment instaurer l’unité dépeinte dans la prière de Jésus dans Jean 17 ? Outre nos sentiments à ce sujet ou les tendances actuelles de la société, nos attitudes, nos valeurs et nos pratiques dépendent souvent de ce que Dieu a défini comme la réalité. Cela comprend les façons dont nous devons nous connecter aux autres, agir envers eux et veiller sur eux. Dans le Nouveau Testament, l’expression « les uns les autres » revient 52 fois. Les injonctions scripturaires insistent sur le fait que nous appartenons à la famille de Dieu, d’où nous tirons notre nom (Éphésiens 3:14, 15).

Tirer son nom de Dieu, c’est être défini par le Créateur, l’Auteur et le Concepteur de l’existence humaine. Être nommé d’après lui, c’est être englobé dans les paramètres de sa volonté et de ses desseins – être et faire ce qu’il a projeté avant la fondation du monde. La base de notre identité et de ce que nous sommes censés faire nous est exposée dans les Écritures et a été confirmée par le Saint-Esprit à partir de la Pentecôte.

Nous descendons tous du premier homme, Adam. Mais le second Homme, Jésus-Christ, a fondé une nou- velle humanité. Bien que l’Éternel ait choisi Abraham pour fonder une nation particulière avec des règles clairement énoncées dans la Loi (l’ancienne alliance), le Dieu relationnel a conclu une nouvelle alliance avec ceux qui croient en l’Évangile. Au lieu d’un nouvel ensemble de règles à suivre, les chrétiens doivent accepter la mission d’être des imitateurs de Dieu, recevoir le pouvoir de marcher dans l’amour à l’exemple de Christ et faire preuve des caractéristiques d’enfants bien-aimés du Seigneur (Éphésiens 5:1, 2). Ces conditions sont implantées dans notre cœur et notre esprit (Jérémie 31:33 ; Hébreux 8:10 ; 10:16) et sont unilatérales, inconditionnellement proactives, pleines de grâce, de bonté, de clémence, de pardon des erreurs, de puissance. Elles nous permettent d’être proches du Seigneur et nous apportent un renouveau constant et une transformation progressive de notre être.

Les effets de l’appel de Dieu et de la soumission à ses exigences sont évi- dents : à partir de maintenant, nous ne considérons personne selon un point de vue humain. Autrement dit, nous ne fondons pas la communauté ou la communion sur des principes culturels ou ethnocentriques, mais sur la redéfinition de notre être en Christ. Paul ajoute que même si nous regardions jadis Christ selon une telle perspective, ce n’est plus le cas aujourd’hui (2 Corinthiens 5:16). Notre communion ne dépend donc ni de similitudes culturelles ou ethniques, ni d’une quelconque particularité. Elle consiste à être fondés sur un Dieu dont nous tirons notre nom et à nous engager délibérément à nous accepter les uns les autres en Christ.

EXEMPLES SCRIPTURAIRES D’ETHNOCENTRISME ET REMÈDES

L’ethnocentrisme est difficile à déloger, comme nous le montre la réticence de Pierre à ouvrir la porte du salut aux non Juifs de Césarée (Actes 10), ce qui était pourtant un grand privilège. Il a fallu que la vision l’invitant à consommer un repas non-casher lui soit donnée trois fois de suite, sans quoi Pierre ne serait jamais parvenu à accepter sa mission.

En effet, les non Juifs étaient considérés comme indésirables, impurs et rejetés par les Juifs. En tant que tels, ils n’avaient aucun accès au royaume de Dieu. Mais l’Éternel avait d’autres plans, comme l’expriment les Écritures. Le Dieu souverain a appelé toutes les nations et toutes les tribus à faire partie de son peuple, et personne, pas même un apôtre, ne doit appeler impurs ceux que Dieu a purifiés.

Pour fournir un autre exemple ethnocentrique de ceux qui se considéraient comme en accord total avec Dieu, Actes 10:14 nous cite la réponse de Pierre : « Non, Seigneur » ! (Si vous dites non, il n’est pas Seigneur ; s’il est Seigneur, vous ne pouvez en aucun cas dire non.) Pierre expose franchement ses réticences lors de sa première rencontre avec Corneille, un centenier romain (Actes 10:27- 29). Malgré ses réserves, Dieu a interrompu son message en baptisant du Saint-Esprit Corneille et sa maisonnée – démonstration éloquente et audible qui évoque la première expérience de Pentecôte à Jérusalem parmi tous les disciples juifs (Actes 10:44-46). Par la suite, un Pierre totalement convaincu allait défendre le droit des non Juifs à avoir part aux promesses et aux avantages du royaume lors du premier concile d’Églises à Jérusalem (Actes 15).

Le premier concile avait pour but de traiter les défis que les différentes cultures posaient dans le corps de Christ. Les efforts de Paul, de Barnabas, de Silas et d’autres missionnaires ont eu des résultats positifs, et un grand nombre de non Juifs ont été ajoutés à l’Église.

Comment se comporter vis-à-vis des non Juifs convertis et que faire d’eux était le premier défi de la communauté interculturelle et interethnique. Quand des disparités apparaissaient, cela provoquait de la perplexité et des tensions. La première tentative pour résoudre de telles différences a consisté à vouloir rendre les non Juifs semblables aux Juifs. Les responsables ont donc discuté de ce qui devrait être fait pour assimiler, adapter et équilibrer la diversité qui posait de tels problèmes. Mais la tentative de faire entrer les non Juifs dans le moule juif a été court-circuitée par le Saint-Esprit. Par une parole de sagesse, il a en effet proclamé que ces croyants d’autres ethnies devaient être acceptés et traités avec dignité au sein de l’Église, à condition toutefois qu’ils suivent certaines mesures pour éviter d’offenser les Juifs. Ces quelques exemples scripturaires peuvent servir de principes pour la ligne de conduite que nous pouvons suivre aujourd’hui (Actes 15:5-21).

CONCLUSION

Pour expérimenter et adapter à notre époque des relations aimantes et prévenantes dans un sain contexte d’Église, nous devons imiter le Seigneur, nous qui sommes ses enfants bien-aimés, et marcher dans l’amour, de même que Christ nous a aimés et s’est donné lui-même pour nous (Ephésiens 5:1-2). En faisant cela, nous développons un moi authentique tel que Dieu l’a défini (identité en Christ). De plus, nous acquérons une identité saine façonnée par le Saint-Esprit (intégrité). Nous sommes capables de frayer avec les autres avec amour et prévenance, de la bonne manière (intimité), en faisant tous nos efforts pour accomplir les desseins de Dieu au sein de relations profondes (assiduité).

2 réponses à “Les chrétiens doivent s’engager à aimer les autres et à prendre soin d’eux”

  1. SAMY dit :

    si nous marchons par la foie nous n’accomplirons pas les œuvres de la chair, etres tel ou tel celà est pour les paies mais les gens qui ses disent disciple de dieu doivent etre en dehors de ces mauvaises comportements, et c’ est pourquoi nous nous demandons si:
    -parmi les grand patrons de ce monde, les chrétiens ne figurent pas sur la liste?
    – Parmi les humanitaires en afrique nous ne voyons ques les organismes de non chretiens qui dominent, donc une fois les chrétiens eux ne font pas les activités humanitaires?
    – pas de savant chrétiens? etc… si il y a en pourquoi les chrétiens parait comme de pauvre? de miséreux? NON Il faut s’ entraider cela est une bonne évangélisation et là nous saurons que nous sommes dans une même voie, vers le ciel , quoique certaines disent que les africains n’ aiment que la facilité, la mendicité, pas tout à fait, tout cela est du au mauvaise gouvernance avec manque de la patrie mais si les chrétiens venait investir en Afrique et n’ exigeant pas assez sa peut être mieux , merci du sujet et que Dieu bénisse notre magasine.

  2. Christian meyer dit :

    Merci de publier cette mise au point directement et strictement biblique à laquelle il n’y a rien, aucune atténuation ou dérogation circonstancielle n’est acceptable sous peine de blesser gravement le SEIGNEUR JESUS . C’est avec des hommes imparfaits qu’il constitue son corps-dont iL est la tête (=le CHEF ) mais Il les fait grandir par amour « jusqu’à la stature parfaite de CHRIST » jusqu’à être semblable, conforme à CHRIST;nE LUI faisons pas l’offense de vivre par la chair, comme le monde, comme les Corinthiens repris par PAUL. et ce que nous faisions avant d’être convertis alors qu’il a payé si cher pour que nous puissions vivre par l’esprit qu’il a répandu sur nous afin de vivre dans une vie sainte. Et nous sommes appelés à nous aimer d’un amour fraternel (Agapée) ce qui sera un signe évident que le Royaume de DIEU est arrivé (sur cette terre ): Voyez comme ils s’aiment. ou préférons-nous continuer à scandaliser les paîens comme ceux qui nous ont précédé ? PRIONS, rentrons en nous même, confessions à Dieu et si possible avec des frères dans la foi, et oeuvrons délibérément à la reconstruction de la véritable église selon le coeur de Dieu. Au travail, courage, votre frère

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