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Chrétiens persécutés

Deux chrétiens suisses aident les enfants au Cambodge

Prisca et Philip, deux chrétiens suisses, ont visité un centre pour enfants des bidonvilles à Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

«En fait, nous ne passons que deux jours et trois nuits à Phnom Penh. Cependant, ce que nous voyons et expérimentons ici est pénible et va probablement nous tourmenter encore quelques jours… mais une chose après l’autre. L’un de nos amis travaille en Suisse pour une organisation humanitaire (AÉM) qui soutient divers projets humanitaires chrétiens dans différentes régions du monde. L’un d’eux se trouve à Phnom Penh. Il s’agit d’un projet qui propose des cours préscolaires et privés d’une demi-journée ainsi que des repas chauds pour les enfants des bidonvilles. Le projet a été initié par un couple cambodgien engagé. Charia et son mari Thearith voulaient éduquer les enfants de familles vivant à proximité et sur le site de la décharge d’immondices de Stung Mean Chey, car ils y voyaient la clé d’un progrès social possible. Les parents reconnaissent le sens de l’école»

Charia et Thearith sont allés tous les jours à la décharge pour chercher les enfants et les emmener à l’école. Au début, les parents n’y voyaient aucun sens; au contraire, les enfants travaillaient sur la décharge pour récupérer tout ce qui pouvait être utilisé, mangé ou même transformé en argent. Ce n’est que lorsqu’ils se sont aperçus, après un certain temps, de l’évolution et de l’utilité des connaissances des enfants que leur attitude a changé.

Aujourd’hui, quelque soixante-dix enfants se rendent chaque jour à Joy of Cambodia (soit Joie du Cambodge). Tous vont à l’école publique, toutefois de nombreuses familles n’ont pas les moyens d’acheter le matériel scolaire nécessaire comme les livres, les crayons
et le papier qui sont à leur charge. Ces coûts, le cours préparatoire et l’aide aux devoirs sont payés par le centre. De plus, chaque enfant reçoit chaque jour un repas sain et des soins médicaux. Ce genre de soutien permet aux enfants du centre de s’affirmer dans les compétitions scolaires et de se préparer ainsi un avenir bien meilleur.

Ils nous ont grimpé dessus et ont joué avec nos cheveux

«Notre personne de contact nous organise les services d’un chauffeur tuk-tuk, qui vient nous chercher à l’hôtel et nous conduire à l’école, parce qu’elle suppose que la plupart des chauffeurs de taxi tricycle ne connaissent pas l’adresse ou ne veulent pas s’y rendre. Nous traversons des quartiers assez misérables et, à notre arrivée à l’école, nous sommes vite l’attraction des enfants. L’école comprend quatre à cinq salles de classe, une salle à manger et des salles où sont mis en place d’autres projets. »

Après une courte promenade dans le bâtiment, ils ont un peu de temps pour jouer avec les enfants.

« En fait, ce sont eux qui jouent avec nous; ils nous grimpent dessus, jouent avec nos cheveux (ils ne sont pas noirs?!), nous parlent, nous regardent avec de grands yeux ou simplement nous serrent dans leurs bras et ne veulent pas nous lâcher. Nous devions dessiner, réciter l’alphabet, compter jusqu’à vingt, etc. Les enfants s’amusent beaucoup et nous aussi. Certains d’entre eux ont l’air plutôt négligés, d’autres beaucoup trop jeunes pour être là. Comme ils seraient seuls à la maison, ils ont le droit de venir ici. »

Réflexions déclenchées par notre visite

«C’est presque déchirant de devoir partir et de voir que les enfants ne veulent pas vous lâcher. Ce n’est que lorsque le professeur les appelle pour le repas que nous arrivons à nous dégager progressivement. D’un côté, ce sont des sentiments mélangés qui nous remplissent après coup. C’était beau de voir la manière dont les enfants aiment aller à l’école, apprennent et ont un endroit où ils sont accueillis et ont une chance de progresser dans la vie. D’un autre côté, c’était aussi un peu déprimant et cela nous donne matière à réflexion. C’est une chose de lire ou d’entendre parler de pauvreté extrême, mais c’en est une autre quand cette pauvreté, qui vit au milieu d’une décharge d’immondices, se tient soudainement devant vous sous la forme d’un enfant et vous regarde avec de grands yeux noirs.

La honte vous submerge en réalisant que, dans votre poche, votre iPhone coûte plus cher qu’une année scolaire entière d’un seul de ces enfants. Nous passons beaucoup de soirées à discuter de ce que nous avons vécu, des responsabilités que nous portons par le biais de nos privilèges, où cela commence et se termine; nous ne trouvons pas de réponses concluantes.»

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