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Chrétiens persécutés

Deux enfants crucifiés par l’État islamique pour ne pas avoir jeûné

Selon une information donnée par l’Observatoire syrien au Royaume-Uni, 160 femmes et enfants accusés de différentes offenses par le groupe djihadiste comme le refus de jeûner pendant le Ramadan ont été exécutés par l’État islamique.

Blasphème, espionnage, pratique de la sorcellerie et de la magie ou encore refus de pratiquer le jeûne du Ramadan sont quelques unes des raisons données par l’État islamique pour justifier l’assassinat de nombreuses personnes.

Cette semaine, deux enfants ont été crucifiés dans la province Mayadin, Deir Ezzor dans l’est de la Syrie pour ne pas avoir pratiqué le jeûne pendant le mois du Ramadan qui se déroule cette année du 17 juin au 17 juillet. Le corps des deux enfants, dont l’âge n’est pas connu, ont été présentés au public attaché sur une barre transversale, une inscription indiquant le motif de leur condamnation.

Le groupe djihadiste, qui présente ses militants comme de véritables praticiens de l’Islam, justifie ces exécutions par une interprétation faussée et moyen-âgeuse du Coran selon les experts.

Le directeur des opérations en Afrique australe du Consortium terroriste, de la recherche et de l’analyse Jasmine Opperman explique ainsi que

« l’idéologie de l’apocalypse de la bataille finale entre les croyants et les mécréants est sous-jacent à toutes ces exécutions ».

«L’État islamique utilise ces exécutions pour montrer à ses adeptes ceux qui voudraient le devenir que le groupe est le seul vrai représentant des croyants, non seulement en paroles mais aussi en action, ce qui explique pourquoi les exécutions sur la place publique sont si importante. »

D’autres enfants, a encore déclaré l’Observatoire syrien, sont morts parce qu’ils voulaient sauver leur vie.

« Le violent groupe islamiste semble montrer un intérêt particulier pour les enfants dont les combats dans des cages ou des formations militaires à leur encontre sont présentés sur des vidéos »

explique encore l’observatoire.

Le rapport  a également montré comme le groupe djihadiste agit sur le terrain pour inciter les enfants à rejoindre le mouvement. Une stratégie consiste par exemple à ouvrir des bureaux appelés « oursons du califat » qui recrutent des enfants à se battre pour l’Etat islamique.

Des enfants de différentes origines sociales et religieuses, de différentes cultures (kurdes, Yazidi, chrétiens, musulmans) ont ainsi été victimes du groupe, selon le Comité des Nations Unis sur les droits de l’enfant. Ils ont été torturés, crucifiés, enterrés vivant, utilisés comme kamikazes ou encore vendus comme esclaves sexuels.

Le but visé par le groupe djihadiste en mettant en place de tels actes est clairement d’inciter les partisans à travers le monde qui ne seraient pas encore en action à se lever pour rejoindre leur califat  a déclaré Ryan Mauro, un analyste de la sécurité nationale pour une ONG.

« Ils savent qu’ils peuvent considérablement augmenter leur nombre en faisant appel à des extrémistes plutôt qu’en adressant le message à une population générale »

« La pratique de tout ce qui n’a pas été approuvée par l’État islamique selon leur interprétation très stricte de l’islam est« haram »ou interdit. »

a déclaré Veryan Khan, le directeur de la rédaction pour le terrorisme du Contorsium de la recherche et de l’analyse.

L’observatoire syrien explique que les derniers homicides portent le nombre de victimes de l’État islamique dans le Moyen-Orient à plus de 3000 depuis que les djihadistes ont déclaré leur califat en juin l’année dernière.

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