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Chrétiens persécutés

Des soldats ennemis unis en Christ le soir de Noël

La paix en Jésus-Christ a résonné de façon particulièrement forte lorsqu’une mère allemande, son fils de 12 ans, trois soldats américains et quatre soldats allemands vont se retrouver, en pleine seconde Guerre Mondiale en 1944 pour fêter Noël et entonner des cantiques chrétiens ensemble au cours de la bataille des Ardennes.

Ce miracle de Noël, qui est rapporté par CBN News montre à quel point la venue de Jésus sur terre est venu apporter la paix et la réconciliation avec Dieu et entre les hommes : « Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n’imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation » 2 corinthiens 5 v 19.

Le 16 décembre 1944, près de 250 000 soldats allemands lancent une campagne massive contre les Alliés dans la forêt des Ardennes visant à diviser les alliés, une campagne qui conduira à la bataille des Ardennes.

De fortes tempêtes de neige éclatant de façon inattendue pendant cette période vont pourtant changer le cours de cette bataille et la vie de millions de personnes, ainsi que celle de 9 personnes un soir de Noël.

Pour les soldats, confrontés à cette avarie météo totalement imprévue, la vie dans les tranchées, dans les plaines et sur les flancs des montagnes va se transformer en un véritable cauchemar. A cause de la neige, en effet, tous les approvisionnements seront stoppés. Sans munitions, sans nourriture, sans aide médicale, ni vêtements chauds suffisants… mais juste des chaussettes mouillées, des bottes mouillées et l’isolement… de leurs pelotons, les soldats vont beaucoup souffrir.

C’est dans ce contexte de guerre, qu’un soldat américain reçoit une balle dans le haut de la jambe et va beaucoup saigner. Pendant trois jours, deux autres soldats américains essayent de l’aider à se placer derrière la ligne américaine à plusieurs kilomètres de là. A cause d’une grosse tempête de neige, ces hommes vont errer pendant près de trois jours sans but, affamés et transis de froid, dans la forêt des Ardennes.

Voyant une cabane au loin, ils s’approchent et étendent le soldat blessé sur la neige avant de frapper à la porte. A l’intérieur se trouve une mère allemande nommée Elisabeth Vincken et son fils de 12 ans, Fritz venus se réfugier ici parce que leur maison avait été partiellement détruite par des bombardements.

Entendant frapper à la porte, Mme Vincken ouvre la porte et se retrouve face à face avec deux soldats américains armés, et un troisième couché dans la neige. Malgré les difficultés de communication, dans un mélange de langue de signes et de français hésitant, les soldats expliquent alors qu’ils se sont perdus, qu’ils sont près de mourir et que le soldat resté dehors a été abattu et qu’il saigne beaucoup.

Les soldats américains demandent alors un abri pour la nuit et de la nourriture, afin qu’ils puissent recommencer le matin à chercher les lignes américaines.

Malgré une loi interdisant formellement aux citoyens allemands d’héberger des soldats ennemis, risquant d’être fusillées pour avoir fourni de l’aide, Mme Vincken, chrétienne luthérienne va les laisser entrer, pas tant parce qu’elle était une sympathisante avec les forces alliées, mais parce qu’elle était chrétienne et aurait aidé toute personne ayant besoin d’aide.

Sortant le peu de vivre qui lui restait, Mme Vincken commence alors à préparer un souper de Noël pour les soldats américains quand d’autres coups sont frappés à la porte.

Ouvrant la porte, s’apercevant qu’il s’agit de quatre soldats allemands avec des armes, Mme Vincken les accueille pourtant. Perdus eux aussi dans la forêt pendant la tempête de neige, séparés de leur unité sans nourriture et sans chaleur pendant des jours, ils avaient faim et craignaient de mourir dans le temps glacial sans aucune aide en vue. Fermant la porte derrière elle, Mme Vincken sort alors pour s’entretenir en privé avec les soldats allemands.

Leur expliquant que trois soldats américains sont venus et que l’un a été gravement blessé et saigne beaucoup, elle leur dit : « C’est une Sainte Nuit et il n’y aura pas de fusillade ici. »

Leur proposant de manger autant qu’ils le souhaitaient, elle les invite à rentrer tout en les présentant aux soldats américains en leur disant qu’il n’y a rien à craindre. Après avoir pris les armes des soldats américains et allemands sans qu’ils opposent de résistance, dans un premier temps, comme sur le front, les soldats allemands se tiendront d’un côté du salon tandis que les soldats américains se tiendront de l’autre côté, dans un silence pesant.

Soudainement cependant, brisant le silence, les voix des soldats allemands vont entonner l’hymne « Silent Night » en latin. Bientôt, leurs frères américains en Christ vont joindre leur voix à celles de leurs ennemis en l’interprétant en anglais.

Sur les visages des soldats allemands et américains qui chantaient ensemble «Silent Night», des larmes coulaient. Les soldats allemands qui avaient encore dans leurs provisions une bouteille de vin et une miche de pain le partagent alors avec les soldats américains. Avec des larmes coulant sur leurs visages, des soldats ennemis vécurent cette nuit là la communion fraternelle en Jésus-Christ.

Plus tard dans la nuit, l’un des soldats allemands qui parlait parfaitement anglais explique qu’il est étudiant en médecine. Offrant d’opérer le soldat américain blessé, il travaillera plusieurs heures sans anesthésie pour sortir la balle et finalement bander la blessure du soldat américain blessé.

Ayant terminé de préparer le souper de Noël, Mme Vincken invite les soldats à la table et prie : «Viens, Seigneur Jésus, soit notre invité.»

Le matin, Mme Vincken, après leur avoir rendu leurs armes, elle déclarera prier pour leur sécurité. Le caporal allemand a montré aux Américains sur leur propre carte comment revenir derrière les lignes américaines et leur a donné sa boussole. Les soldats allemands et les soldats américains ont tous serré la main et sont allés dans des directions opposées.

Fritz racontera plus tard que sa mère leur recommanda la prudence en ces termes :

« J’espère qu’un jour, vous rentrerez chez vous en toute sécurité. Que Dieu vous bénisse et veille sur vous. »

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