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Chrétiens persécutés

En Colombie, les chrétiens sous la menace constante des guérilleros

En Colombie, les guérilleros proposent aux dirigeants de communautés indigènes d’expulser les chrétiens et de fermer les églises. Malgré la persécution et la peur des menaces, certains chrétiens résistent courageusement. Parmi eux, le pasteur Ramirez, le responsable d’une communauté à Caño Verdes.

Dans certaines communautés autochtones au Mexique comme Arhuaco, Kogui ou encore Nasa, les guérilleros ont proposé une alliance aux dirigeants pour amener les chrétiens à abandonner leur foi, une proposition qui a été acceptée par ces responsables communautaires rapporte Open Doors. Cette pratique, devenue courante dans la persécution contre les chrétiens, a principalement pour objectif de faire une alliance pour exercer le contrôle de la région.

En 2005, les guérilleros ont proposé l’expulsion des chrétiens et la fermeture des églises aux dirigeants des communautés indigènes Emberá, dans la petite ville de Caño Verdes, en Colombie.

A cause de cette alliance imposée par les FARC, la communauté Emberá n’a pu avoir ni pasteur ni église ouverte de 2005 à 2015. Pendant cette période, la population chrétienne a été réduite à dix personnes, qui vivaient dans la peur des menaces à cause de leur foi.

Ce scénario n’a changé qu’avec l’arrivée du pasteur Álvaro Ramírez, un ancien paramilitaire passionné par le partage de l’Évangile. Grâce à lui et au ministère qu’il développe, les dirigeants Emberas ont défendu que les chrétiens vivent de façon permanente dans la communauté.

Depuis deux ans, le pasteur  Ramírez travaille à Caño Verdes où il est un leader communautaire respecté.

«Au début, c’était difficile à cause de la terreur de la guérilla, mais avec le temps et un bon témoignage, ils m’ont donné la permission d’ouvrir l’église et d’avoir un pasteur ici», dit Ramírez. « Mais ils me regardaient tout le temps. S’ils voyaient quelque chose qu’ils n’aimaient pas, ils n’hésiteraient certainement pas à me tuer », ajoute-t-il.

Le travail du pasteur a un impact sur les chrétiens et les non-chrétiens, car il développe aussi un travail social. Le plus grand défi est celui des jeunes qui, abandonnés par le gouvernement, sont vulnérables aux actions de guérilla. Beaucoup optent pour le suicide. En 2015, le pasteur a dénombré sept suicides de jeunes autochtones. Malgré les restrictions et les menaces des groupes armés, son travail a été couronné de succès, puisque de 10 chrétiens en 2015, la communauté chrétienne est passée à 110 en 2017.

Cependant, en raison des menaces d’une nouvelle guérilla qui a pris le contrôle de la région, le pasteur Ramírez a dû fuir avec sa famille. Les restrictions imposées à l’église sont devenues plus sévères, car  les heures de culte sont contrôlés et les chrétiens harcelés. Le mois dernier, les nouveaux guérilleros ont recruté 15 enfants et menacé de kidnapper le fils de 12 ans du pasteur. Malgré tout son courage, le pasteur Ramírez a dû déménager avec sa famille, mais il continue d’observer et d’aider la communauté de loin.

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