Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous:

Chrétiens

Chrétiens persécutés

Reprise de la persécution des chrétiens biélorusses après 13 ans d’accalmie ?

Les chrétiens de Biélorussie sont à nouveau oppressés par les autorités après avoir vécu 13 ans d’accalmie. Le tribunal de Lepel a condamné, en effet et à plusieurs reprises, depuis la mi-octobre, des baptistes locaux à des amendes et des peines d’emprisonnement pour avoir chanté et offert des livres chrétiens aux passants près du marché de la ville.

Les chrétiens de Biélorussie vivaient depuis quelques années sans pression de la part des autorités dans leur pays, mais la situation vient de basculer. Après 13 ans sans persécution et sans intervention de la police, les forces de l’ordre de la ville de Lepel, dans la région de Vitebsk au nord-Est de la Biélorussie ont arrêté, à la mi-octobre, des membres d’églises pour avoir chanté et offert des livres et des magazines aux passants.

La police a interrompu la distribution de la littérature et a emmené un chrétien, Andrei Fokin au poste de police pour dresser le procès-verbal d’une «infraction».

Il a été accusé d’avoir violé l’article 23.34, partie 1 du Code des infractions administratives qui punit ceux qui «conduisent» des manifestations illégales ou d’autres manifestations publiques de masse.

Après avoir averti les membres de l’église, explique Forum 18 qui rapporte cet évènement, le tribunal a infligé plusieurs amendes aux chrétiens, des sanctions équivalentes à quelquefois deux mois de salaire.

Au cours d’un de ces incidents, Andrei Fokin a déclaré que des policiers lui avaient blessé le visage et avaient serré les menottes d’un autre membre de l’église de telle sorte que ses mains se retrouvent totalement engourdies. Il s’est plaint de cette torture auprès du bureau du procureur, mais aucun policier n’a encore été traduit en justice.

Andrei Fokin a déposé une plainte contre l’action de la police auprès du bureau du procureur de Lepel.

Malgré l’intervention de la police à la mi-octobre, les baptistes ont continué à défier les restrictions en insistant sur leurs droits à exercer la liberté de religion ou de conviction. Ils ont ainsi continué leurs activités de prédication et de bibliothèque au même endroit, une action réalisée depuis 1990, en dehors du marché de Lepel, le 4 novembre dernier.

Là aussi, la police est arrivée et le major Oleg Avtukh (qui avait également été impliqué dans deux incidents similaires au mois d’octobre) a emmené neuf des baptistes au poste de police pour un interrogatoire et pour préparer des dossiers a encore expliqué Forum 18.

Selon les autorités Biélorusse, les chrétiens vivront en paix à condition de respecter la loi, qui consiste notamment pour les églises à obtenir un enregistrement et un lieu de culte approuvé par l’État. La loi sur la religion de 2002 spécifie en effet que l’enregistrement de l’État est obligatoire, ce qui est en contradiction avec les engagements internationaux du pays en matière de droits humains.

Le Conseil des Églises baptistes refuse par principe d’enregistrer leurs congrégations auprès de l’État, insistant sur le fait que l’enregistrement ne devrait pas être nécessaire pour le culte religieux.

La question de l’enregistrement des églises auprès de l’État n’est cependant que l’arbre qui cache la forêt en Biélorussie, car les autorités veulent contrôler tout ce qui est religieux dans le pays. Ils punissent ainsi tout ceux qui distribuent de la littérature religieuse dans des endroits non approuvés, font passer toute littérature religieuse par une censure préalable obligatoire ou interdisent certains écrits considérés comme « extrémistes ».

La loi biélorusse sur la religion de 2002 limite également le culte religieux légal aux lieux approuvés par l’État et interdit le culte religieux régulier – que ce soit par des congrégations enregistrées ou non – dans les foyers. Cela affecte les petites communautés religieuses comprenant moins de 20 personnes, ou les communautés qui se voient refuser à plusieurs reprises l’enregistrement de l’État et qui ne parviennent pas, dès lors, à trouver une adresse légale.

Étiquettes:

Chrétiens

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez rédacteur

Vous aimez écrire ? Vous êtes bilingue anglais-français à l’écrit ? Vous avez une expérience professionnelle dans le domaine du journalisme et de la communication ? Venez renforcer l’équipe du Journal Chrétien et nous aider à fournir l'actualité chrétienne en continu.

En savoir plus

Inscription à la newsletter