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Chrétiens persécutés

Assassinat du pasteur Jean-Paul Sankagui en République centrafricaine

De nouvelles violences à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, viennent de faire une victime supplémentaire, le pasteur Jean Paul Sankagui de l’Église du Christ en Centrafrique et ont contraint des milliers de chrétiens à fuir les combats.

Parce que les forces de l’armée et de la Minusca ont patrouillé dans la zone KM5 et tué deux des partisans d’un célèbre Seigneur de guerre musulman appelé « Big Man », la bande en colère s’est tournée vers les chrétiens locaux. En représailles, ils se sont rendus dans la maison du pasteur Jean-Paul Sankagui situées dans la zone troublée PK5 de Bangui pour le tuer avant de mettre le feu à son église qui a été entièrement détruite. Ils ont également incendié l’église apostolique située dans la même zone.

Ces attaques ne sont malheureusement pas des faits isolés, puisque depuis le début de l’année, au moins trois lieux de cultes chrétiens ont été détruits dans la capitale. Dans la nuit du 14 janvier, par exemple, les musulmans dans le secteur pk( ont mis le feu à une tente utilisée comme un lieu de culte temporaire par la congrégation Gbaya Bombia de l’Union Baptiste des Eglises. Selon le pasteur de cette communauté, les musulmans ont déclaré qu’un lieu de rassemblement chrétien ne sera pas autorisé tant que les musulmans ne seront pas rentrés dans la région et ne reverront pas leurs mosquées.

Ces attaques violentes à Bangui ont eu lieu peu de temps après que 9.000 personnes, dont beaucoup sont chrétiennes, ont été chassées de leurs foyers par les combats entre rebelles dans la ville de Bocaranga dans la province d’Ouham Pende.

L’ONU a rapporté que les habitants de la région ont été forcés de fuir dans la brousse après que la violence ait éclaté entre deux groupes armés non identifiés. Dans les affrontements, des organisations internationales non gouvernementales ont été attaquées et pillées, et au moins un des bureaux a été complètement incendié. De plus, les magasins et les marchés ont été systématiquement pillés, comme c’est le cas d’une église, a encore déclaré l’ONU.

Des milliers de chrétiens sont répartis dans des camps à travers le pays pour les déplacés internes (PDI) et vivent dans des conditions déplorables. À Kaga Bandoro, le feu a récemment détruit au moins 15 tentes dans l’un des camps, laissant les déplacés encore plus exposés. Le 2 février, les affrontements entre deux factions Seleka d’Ali Ndarass et Nourredine Adam au-dessus d’une mine d’or près de Bambari ont provoqué de nouveaux déplacements. Avec la fermeture du camp de M’poko, beaucoup ont été forcés de retourner dans la région très peu sécurisée du PK5.

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