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Chrétiens persécutés

La Chine interdit la vente de bibles sur internet

Alors que le gouvernement chinois a publié le 3 avril dernier son premier Livre blanc sur la liberté religieuse en 21 ans, les autorités de ce pays viennent également d’interdire les ventes de la Bible par internet. Un paradoxe ? Non, si on lit attentivement toutes les lignes de ce document destiné surtout à faire bonne figure face à l’occident.

Selon un avis publié pendant la semaine de Pâques sur le site chinois Weibo, les autorités chinoises ont interdit aux librairies en ligne, telles que Tabao et Dangdang, les équivalents chinois d’Amazon, de vendre des Bibles.

Les personnes recherchant des Bibles sur ces sites ont été accueillies avec le message suivant : « Désolé, aucun produit de cette catégorie n’est disponible. »

Un observateur a noté que s’il existait une règle de longue date selon laquelle la Bible ne peut pas être vendue publiquement ou sur internet en Chine, le contrôle de cette règle s’est peu à peu atténué au fil des années. Une question que le gouvernement chinois a décidé de remettre à l’ordre du jour en appliquant la règle consistant à permettre la vente de la Bible que dans les églises autorisées par l’État.

Le chercheur pour Amnesty International William Nee a déclaré sur l’Ucan que le gouvernement chinois devait immédiatement annuler son interdiction de vente de Bibles sur internet et veiller à ce que tous les chrétiens et les personnes d’autres religions puissent exercer leur foi sans ingérence ou intimidation du gouvernement.

« Pour un gouvernement qui hier affirmait soutenir la liberté religieuse, il est ridicule que le livre principal d’une grande religion mondiale – la Bible – ne puisse être trouvé sur les principales plateformes chinoises de commerce électronique », a-t-il déclaré.

Le Livre blanc intitulé « Politiques et pratiques chinoises en matière de protection de la liberté de croyance religieuse » publié le 3 avril dernier se compose de plusieurs parties. Il recense notamment les religions officielles du pays et comptabilise le nombre de fidèles inscrits dans chacun des cultes (ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux membres des églises non officielles).

Selon l’agence de presse chinoise Xinhua, le Livre blanc soulignerait également les droits de chaque citoyen à une liberté de croyance religieuse. S’il y est en effet décrit le principe d’indépendance, d’autonomie et d’auto-administration des différents cultes religieux dans le pays, le Livre blanc préconise un peu plus loin que les communautés religieuses doivent être  guidées pour embrasser et soutenir la direction du Parti communiste.

Ultime manifestation du contrôle de l’État chinois sur le fonctionnement des églises : le bureau des affaires religieuses a été incorporé dans le Département de travail du Front uni.

La soi-disant loi sur les libertés en Chine ne vise pas tant à protéger la liberté religieuse des citoyens qu’à surveiller et contrôler les religions, selon certains observateurs.

Sur ce document, on peut également lire que les croyants et les non croyants ont les mêmes droits au niveau politique, économique, social et culturel mais aussi que le gouvernement, sous prétexte de restreindre la propagation et le développement de l’extrémisme dans le pays exercerait un contrôle accru sur les religions, notamment  le christianisme, l’islam et le bouddhisme tibétain.

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