Chrétiens de Terre sainte

Jérusalem est la capitale d’Israël [vidéo]

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La majorité des chrétiens approuvent la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem en tant que capitale d’Israël. Cette décision reflète le soutien politique de longue date des États-Unis pour Israël et pour la paix. Le Journal Chrétien vous propose une vidéo sur les racines historiques de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État hébreu.

Dans le discours qu’il a prononcé le 6 décembre dernier à la Maison Blanche, le président américain Donald Tru a rappelé que le président Harry S. Truman avait reconnu l’État d’Israël il y a 70 ans et que le gouvernement israélien moderne, la Knesset (le Parlement) et la Cour suprême israéliennmpe étaient installés à Jérusalem.

Donald Trump reconnaît que Jérusalem est la capitale d’Israël

« Israël est une nation souveraine qui a le droit, comme toute autre nation souveraine, de déterminer sa propre capitale », a souligné le président, pour qui la reconnaissance de ce fait « est une condition nécessaire pour parvenir à la paix ».

Conformément à la loi Jerusalem Embassy Act – qui a été « adoptée par le Congrès avec une majorité fortement bipartite et […] réaffirmée par un vote unanime du Sénat il y a seulement six mois », a rappelé le président – le département d’État se prépare à transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Jérusalem est la capitale d’Israël

« Le processus d’embauche d’architectes, d’ingénieurs et de planificateurs sera immédiatement enclenché afin que la nouvelle ambassade, une fois terminée, soit un magnifique hommage à la paix », a déclaré le chef de l’exécutif américain.

Il a indiqué que le vice-président, Mike Pence, se rendrait prochainement dans la région pour s’entretenir avec les partenaires des États-Unis.

Le vice-président américain Mike Pence

« Par-dessus tout, notre plus grand espoir est d’arriver à la paix, le vœu universel de toute âme humaine. Avec la mesure d’aujourd’hui, je réaffirme l’attachement pérenne de mon gouvernement à un avenir de paix et de sécurité pour toute la région », a affirmé M. Trump.

Quel avenir pour l’ambassade des États-Unis ?

Le e 6 décembre dernier, quand le président Donald Trump a annoncé que les États-Unis reconnaissaient Jérusalem comme la capitale d’Israël, il a également donné instruction au Département d’État de commencer à préparer le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Ce faisant, Donald Trump a notamment cité une loi des États-Unis intitulée Jerusalem Embassy Act. Ci-après, un explicatif de cette loi adoptée en 1995… et les prochaines étapes du transfert de l’ambassade des États-Unis.

Qu’est-ce la loi Jerusalem Embassy Act ?

En 1995, le Congrès a adopté la loi Jerusalem Embassy Act, pressant instamment le gouvernement fédéral de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine.

« Le fait est que Jérusalem abrite aujourd’hui le gouvernement israélien, ses cours de justice et le bureau du Premier ministre ; il s’agit de reconnaître la réalité sur le terrain, ni plus ni moins », a déclaré le 7 décembre le secrétaire d’État Rex Tillerson. « Le président ne fait qu’exécuter la volonté du peuple américain. »

Pourquoi alors a-t-il fallu si longtemps pour que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme la capitale d’Israël et y transfèrent leur ambassade ?

Depuis plus de 20 ans, les présidents américains signent « une dérogation » à la loi, autorisant les États-Unis à différer le transfert de leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem.

« Les présidents ont eu recours à ces dérogations parce qu’ils pensaient que le fait de différer la reconnaissance de Jérusalem permettrait de faire avancer la cause de la paix », a expliqué le président Trump. Ces présidents « ont fait de leur mieux en s’appuyant sur les faits, tels qu’ils les comprenaient à l’époque. »

Mais après plus de 20 ans de dérogations, a ajouté M. Trump, « nous ne sommes pas du tout plus proches d’un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens Ce serait une folie de supposer qu’en répétant exactement la même formule, nous obtiendrions aujourd’hui un résultat différent ou meilleur. »

La loi Jerusalem Embassy Act bénéficie-t-elle d’un grand soutien ?

Le Congrès a adopté cette loi avec une majorité fortement bipartite, et elle a été réaffirmée par un vote unanime du Sénat il y a seulement six mois.

Quel sera l’effet de l’annonce du président Trump sur les efforts en faveur de la paix au Moyen-Orient ?

Comme le président l’a déclaré le 6 décembre : « Cette décision ne doit absolument pas être interprétée comme le signe que nous revenons sur notre ferme engagement à faciliter la conclusion d’un accord de paix durable. Nous voulons un accord qui soit une très bonne affaire pour les Israéliens et une très bonne affaire pour les Palestiniens. »

Les États-Unis n’ont pas pris position sur les frontières précises de la souveraineté israélienne à Jérusalem, ni sur la façon de résoudre la question des frontières contestées. Ces questions relèvent des parties concernées.

« J’appelle toutes les parties à maintenir le statu quo des lieux saints de Jérusalem, y compris au mont du Temple, connu aussi sous le nom d’Haram al-Sharif », a ajouté le président Trump.

Qu’est-ce qui se passera maintenant ?

Le Département d’État des États-Unis a entamé le processus d’embauche d’architectes, d’ingénieurs et de planificateurs pour la nouvelle ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Quand l’ambassade des États-Unis à Jérusalem ouvrira-t-elle ses portes ?

La construction d’une nouvelle ambassade américaine prend généralement au moins trois ou quatre ans. « Nous avons acquis un site. Nous allons développer les plans du bâtiment. Nous devrons ensuite le construire. Ce n’est donc pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain », a précisé M. Tillerson.

Formé à Lee University, Aloys Evina est pasteur de l'Eglise de Dieu en France, membre de la Fédération Protestante de France (FPF) et de la Church of God (Cleveland, Tennessee). Il est exerce son ministère pastoral à La Rochelle, dans le Sud-Ouest de la France.