Chrétiens des Comores

Persécution des chrétiens aux Comores

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Les chrétiens sont persécutés aux Comores, où l’islam est devenu religion d’Etat par référendum en 2009. Le code pénal comoréen interdit clairement le droit d’expression à toute autre religion que l’islam.

L’archipel des Comores est sorti pour la première fois de l’Index mondial de persécution des chrétiens publié par Portes Ouvertes le 10 janvier dernier. Dans les faits, rien n’a changé pour les 3 300 chrétiens répartis sur les trois îles de Grande Comore, Mohéli et Anjouan qui les chrétiens souffrent de l’extrémisme islamique favorisée par la relation qu’entretient l’archipel avec certains Etats radicaux du Golfe et du Moyen Orient.

La Constitution des Comores déclare que l’islam sunnite est la religion d’État. Les chrétiens sont encouragés à ne pas exprimer leur croyance publiquement et la conversion de musulmans vers le christianisme peut poser problème.

Les chrétiens des Comores subissent de fortes pressions quant à l’exercice de leur foi. Les chrétiens d’origine musulmane n’ont pas le droit d’avoir leurs églises; ils se réunissent dans des églises « souterraines », c’est-à-dire de manière secrète.

Les chrétiens étrangers ont le droit de former des églises aux Comores, mais ils sont tout de même soumis à des restrictions concernant la liberté d’expression de leurs convictions religieuses. Ils doivent éviter de se réunir ou d’afficher ouvertement leur foi chrétienne.

Formé à Lee University, Aloys Evina est pasteur de l'Eglise de Dieu en France, membre de la Fédération Protestante de France (FPF) et de la Church of God (Cleveland, Tennessee). Il est exerce son ministère pastoral à La Rochelle, dans le Sud-Ouest de la France.