Chrétiens de la République Démocratique du Congo - RDC

Marche des chrétiens en RDC : le nombre de morts revu à la hausse

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Dans un rapport paru le 5 janvier dernier, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme s’est déclaré « alarmé par les actions des forces de sécurité au cours des récentes manifestations » en République démocratique du Congo. Le bilan pourrait s’avérer plus lourd que ce qui a été annoncé par les autorités congolaises.

Selon les informations officielles données au Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme, au moins 5 personnes ont été tuées et près d’une centaine blessées au cours de la marche des chrétiens contre la ré-élection de Joseph Kabila le 31 décembre dernier. 180 autres ont également été arrêtés, dont la plupart sont aujourd’hui libérés.

Évoquant les moyens utilisés pour réprimer les manifestations comme les tirs à belles réelles et en caoutchouc et l’utilisation de grenades lacrymogènes, les actions menées à l’intérieur d’églises, ce qui affecte la liberté de religion ou de conviction le Haut-Commissariat pointe surtout, à travers son rapport, l’inexactitude des chiffres donnés par les autorités congolaises :

« Cependant, nous pensons que les chiffres des victimes des manifestations du 31 décembre 2017 pourraient être plus élevés. Nos collègues sur le terrain se sont vus refuser l’accès aux morgues, aux hôpitaux et « centres de détention et ont été chassés de certains sites par les forces de défense et de sécurité, les empêchant ainsi de mener à bien leurs activités pour rendre compte de la situation des droits de l’homme. »

Exhortant les autorités à veiller à ce que les manifestations soient gérées par les forces de sécurité conformément aux normes internationales, et que dans le cas contraire, les personnes responsables de violations des droits de l’homme soient traduites en justice, le Haut-commissariat a appelé le gouvernement à permettre que s’exerce le droit à la liberté d’association, d’opinion, de réunion pacifique et d’expression pour tous.

« Nous exhortons encore une fois les autorités à engager un dialogue constructif avec l’opposition et à faire en sorte que le droit de tous les Congolais de participer aux affaires publiques de leur pays soit respecté. »

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.