Chrétiens de la République Démocratique du Congo - RDC

L’OIF déplore les attaques contre les chrétiens en RDC

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Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a déploré les violences en République démocratique du Congo (RDC) qui ont fait, le 31 décembre 2017, plusieurs morts dont au moins deux chrétiens et de très nombreux blessés, dans la répression des marches anti-Kabila par les forces de sécurité de RDC.

Les marches des chrétiens contre le maintien du président Joseph Kabila ont été violemment réprimées dimanche 31 décembre 2017 en RDC, faisant près de 8 morts, dont au moins deux chrétiens et des dizaines de blessés. Une centaine de manifestants ont également été arrêtés en marge des manifestations contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, l’actuel Président de ce pays.

Face à ces attaques qu’on ne peut qualifier, Michaëlle Jean, la Secrétaire générale de la Francophonie, a réagit en déclarant que “rien ne saurait entamer la volonté et les efforts vers une sortie de crise en RDC.”

Dans un communiqué paru sur le site de l’organisation internationale de la Francophonie (francophonie.org), la secrétaire a exprimé ses plus “vives préoccupations face aux violences” et a manifesté son soutien en disant que ses pensées allaient aux familles et proches endeuillés, mais aussi aux blessés et aux personnes incarcérées.

Elle s’est également indignée des attaques menées contre des chrétiens réunis pour adorer Dieu :

“Les attaques lancées contre des fidèles rassemblés dans des lieux de culte […] voulant que tout soit mis en œuvre, dans un esprit concerté et dans une démarche inclusive, pour préparer sereinement la tenue d’élections crédibles et apaisées en RDC, sont inqualifiables et désolantes »

Elle a rappelé, enfin, que la participation à une manifestation constitue un droit fondamental tel qu’exprimé dans la Déclaration de Bamako qui a été adopté par les Chefs d’État et de gouvernement de l’OIF.

Dans ce texte de base se trouve édicté notamment la nécessité de garantir l’expression des droits et libertés, dont celle de manifester mais aussi le respect du pluralisme. Pour ce faire, explique encore Michaëlle Jean, les forces chargées de maintenir l’ordre joue un rôle essentiel et se doivent de répondre à certaines  exigences professionnelles et règles de conduite nécessaires pour encadrer, de manière républicaine, les manifestations.

De leur côté,  les acteurs politiques et de la société civile ont été exhortés à prendre “également toutes les mesures pour préserver le caractère pacifique de leurs revendications.”

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.