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Les espoirs de libération de 8 chrétiens nigérians compromis

Les espoirs de liberté de huit chrétiens nigérians accusés à tort d’être membres de Boko Haram s’évanouissent après la démission soudaine d’Adeniyi Ademola, un juge de la Haute Cour Fédérale.

Après la démission du juge Adeniyi Ademola ce mercredi, les espoirs de huit chrétiens nigérians d’être enfin libérés sont compromis, le procès ayant été bloqué. Les huit chrétiens nommés Abimael Ibrahim, Isah Kano, Yambali Umaru, Danga Wilfred, Jimmy Oba’a, Micheal Manu, Mark Iliya et Sadiq Ali Amatiga accusés faussement d’être membres de Boko Haram ont été ramenés à la prison de Kuje où ils sont emprisonnés depuis 6 ans.

Leur épreuve a commencé en raison du fait qu’Abimael Ibrahim a volé une moto au poste de police de Gombe qui avait été rasé lors d’une attaque de Boko Haram.

Trois jours après, des membres de sa famille lui ont conseillé de rendre la moto. Ibrahim est allé à un autre poste de police pour avouer son effraction. Arrivé dans ce poste de police, Oba’a, le caporal de police en service ce jour là, a enregistré sa déclaration. Mais alors qu’il s’apprêtait à repartir, un autre policier présent sur les lieux a remarqué que la moto appartenait à l’un des officiers tués lors de l’attaque de Boko Haram. Ibrahim a alors été accusé d’appartenir à Boko Haram.

Arrêté et transféré à Abuja, le jeune-homme chrétien a alors reçu une balle dans les jambes et a été menacé de mort s’il ne nommait pas d’autres membres. Dans la crainte, Ibrahim a donné une liste de ses amis à la police et a également mentionné les policiers en service où il était allé se signaler pour pillage.

Isabelle Goepp :Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.