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Les peines infligées aux “blasphémateurs” seront durcies en Mauritanie

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  • Nov 23
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Le gouvernement mauritanien vient d’annoncer qu’il présenterait un nouveau projet de loi pour “durcir les peines infligées aux blasphémateurs”. Même si une personne se repentait après avoir été accusée de blasphème ou d’apostasie, sa condamnation à la peine de mort sera maintenue. Une bien mauvaise nouvelle pour les chrétiens de ce pays.

La Mauritanie a annoncé vendredi dernier que la repentance ne changerait pas la peine de mort pour blasphème ou apostasie a rapporté Open Doors International, une organisation qui travaille au côté des chrétiens persécutés dans le monde.

“Tout musulman, homme ou femme, qui se moque ou insulte Mahomet et ses anges, ses livres, etc., sans avoir reçu l’ordre de se repentir est passible de la peine de mort. Ils seront sujets à la peine de mort même s’ils se repentent.” a déclaré Le ministre de la Justice Brahim Ould Daddah.

Dans un communiqué, le gouvernement de Mauritanie – un pays dont la Constitution stipule que l’islam est la religion du peuple et de l’État – a annoncé qu’il présenterait un nouveau projet de loi pour “durcir les peines infligées aux blasphémateurs”.

Dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest, presque toute la population est musulmane sunnite, et il existe un petit nombre de non-musulmans principalement composé de chrétiens étrangers. Les musulmans qui se convertissent au christianisme subissent des pressions de la part de la famille car ils sont perçus comme faisant honte à la tribu ou au groupe ethnique.

L’annonce du ministre de la Justice fait suite aux protestations populaires conservatrices contre la libération, le 9 novembre dernier, d’un blogueur condamné à mort pour blasphème.

Accusé de blasphème pour avoir édité un article dans lequel il critiquait la “justification religieuse de la discrimination dans la société mauritanienne”, Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir avait été emprisonné en janvier 2014. Un recours en justice lui avait permis que sa condamnation passe de la peine de mort à deux ans de prison.

Mkheitir a écrit, notamment, contre les mauvais traitements infligés à la population noire, “ce qui aboutit à un ordre social inique, avec une sous-classe marginalisée et discriminée dès la naissance”, rapporte News24.

Le pays, où l’esclavage a été aboli en 1981, a un grand contingent d’anciens esclaves, dont Mkheitir fait partie. Cependant, l’esclavage est toujours pratiqué. Bien que la Constitution garantisse la liberté d’expression et de pensée, dans la pratique ce n’est pas une garantie.

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