Chrétiens d'Egypte

5 chrétiens coptes ont été assassinés depuis le début de l’année en Égypte

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  • Jan 27
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Cinq chrétiens coptes ont été brutalement assassinés en Égypte depuis le début de l’année. Le 16 janvier dernier, c’est le corps d’Ishak Ibrahim Fayez Younan, un père de deux enfants âgé de 37 ans qui a été retrouvé sans vie dans un appartement qu’il louait au Caire.

Selon World Watch Monitor qui relaye cette information, les rapports montrent qu’Ishak travaillait depuis 13 ans dans une usine de soude au Caire lorsqu’il a brusquement perdu la vie en ayant la gorge tranchée alors qu’il vivait, avec sa femme et d’autres membres de sa famille dans une résidence située dans un village de Haute-Egypte.

La police a évoqué la piste du vol comme motif de l’assassinat, mais aucun objet de valeur n’a été pris par les assaillants qui ont attaqué et tué Ishak.

Après avoir rendu visite à sa famille pour célébrer la fête de Noël copte et assister à un mariage, explique son frère Magdy Younan, Ishak, qui n’avait pas vu sa famille depuis deux mois est retourné au Caire pour y travailler le 12 janvier.

Sa femme l’a appelé le 13 janvier pour s’assurer qu’il était rentré en toute sécurité mais elle ne savait pas que c’était la dernière fois qu’elle entendait sa voix. Les trois jours suivants, en effet, elle a essayé de l’appeler sans obtenir de réponse.

“Elle était très inquiète à son sujet parce que c’était la première fois qu’ils ne se parlaient pas autant de temps”, a expliqué Younan.

C’est quatre jours après son retour supposé au Caire que son frère et son beau-frère ont été invités à aller voir ce qui était arrivé à Ishak :

“Je me suis dirigé vers l’appartement d’Ishak avec notre beau-frère,” dit Younan. «Quand nous sommes arrivés, la porte était fermée à clé. Nous avons frappés fort à la porte, mais personne n’a répondu.”

Les deux proches d’Ishak ont ensuite décidé d’aller à l’usine où il travaillait, mais là ils ont été informés que le père de famille n’avait pas repris son travail depuis son départ à Noël. Magdy Younan et son beau-frère ont alors été de plus en plus inquiets.

“Nous sommes retournés à son appartement et nous avons réussi à ouvrir la porte”, a déclaré Younan. “Nous avons trouvé le corps d’Ishak baignant dans une mare de sang. Il avait une grosse blessure à la gorge. Il n’y avait pas de signe de lutte – tout était à sa place … Son portefeuille était encore dans sa poche avec 400 livres égyptiennes [21 dollars] dedans”, a t-il ajouté. “Le meurtrier n’a pas volé son argent ou quoi que ce soit de l’appartement, ce qui indique que le motif n’était pas le vol.”

Toute la famille d’Ishak est désemparée et perplexe après ce meurtre, surtout que le père de famille n’avait pas d’ennemis, et était un homme simple et paisible.  Younan rajoute :

 “Il a laissé sa femme et ses enfants pour aller travailler au Caire pour les soutenir. Sa famille sera maintenant confrontée à des difficultés car c’est lui qui pourvoyait aux besoins de la famille.”

Cet assassinat s’est produit quelques jours seulement après le meurtre d’un chirurgien copte nommé Bassam Safwat Atta, un homme marié père de deux enfants, qui a été retrouvé mort le 13 janvier dans sa résidence de Haute-Egypte.  Tout comme dans le cas d’Ishak, le meurtre n’avait pas comme motif le vol puisqu’aucun des objets de valeur n’a été dérobé de sa maison.

Avant le décès d’Atta, le copte chrétien Gamal Sami, âgé de 60 ans, et sa femme Nadia, 48 ans, ont été découverts le 6 janvier dans leur lit, dans le nord de l’Égypte, le jour de Noël copte. Gamal et Nadia avaient tous les deux la gorge tranchée.

Dans ce cas également,  les autorités ont affirmé que le vol était le motif. Mais pourtant, là encore, aucun objet de valeur n’a été prélevé dans la maison.

“Selon le frère de Nadia Sami, aucun objet de valeur n’a été retiré de leur domicile et ils ont été tués en raison de leur foi”, déclare un rapport de World Watch Monitor. “Bien que les policiers aient voulu ne pas qualifier les incidents d’assassinat [à caractère religieux] et affirmé que le couple était mort dans un vol, les coptes ont été terrifiés par la nature de ces massacres et croient que les victimes ont été visés en raison de leur foi”.

De nombreux résidents chrétiens en Égypte se sentent comme des citoyens de seconde classe.

En fait, certains résidents chrétiens en Égypte se sentent comme si ils sont des citoyens de seconde classe.

“Nous pouvons marcher librement sans crainte de la persécution, mais dès qu’il s’agit de la liberté de culte, nous ne sommes plus des citoyens égaux”, explique un résident chrétien du Caire.«Nous nous sentons obligés en temps que chrétien copte de présenter nos excuses et nous nous sentons mal à l’aise de demander à prier dans une église.”

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