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Un chrétien d’Irak refuse de renier Jésus malgré la torture

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  • Déc 30
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Un chrétien de Mossoul réfugié en Jordanie a raconté comment, parce qu’il refusait de renier sa foi en Jésus-Christ, les militants de l’État islamique l’ont accroché au plafond et violemment torturé avec des clous et des barbelés.

Lorsqu’au cours de l’été 2014, l’État islamique a pris le contrôle de Mossoul, il a laissé quatre possibilités aux chrétiens : quitter leur ville, payer une taxe, se convertir à l’islam ou être tué.

Il en a été de même pour Carlos, un chrétien habitant cette ville au moment de l’invasion : les djihadistes  qui se sont emparés de la maison de ses parents lui ont demandé de payer la taxe pour les non-musulmans appelée jizya, une somme équivalente à 300 euros par personne. Ils ont également exigé qu’il se convertisse à l’islam.

N’acceptant ni de renier sa foi, ni de payer la taxe, les extrémistes l’ont alors emmené dans un endroit qu’il ne connaissait pas et l’ont accroché par une jambe à l’envers au plafond. Ils l’ont ensuite violemment torturé avec des clous et des barbelés, comme Carlos en a lui-même témoigné au responsable d’un ministère indigène :

“Ils m’ont torturé avec des chocs électriques, m’ont frappé avec des bâtons remplis de clous et m’ont attaché avec des barbelés. Ils ont mis du sel sur mes blessures. Je criais tant la douleur était intense.”

Pourtant, malgré sa très grande souffrance, Carlos refuse de se convertir à l’islam et de renier Jésus. La torture continue alors  jusqu’à ce qu’il comparaisse devant un tribunal où le juge lui a déclaré qu’il devait devenir musulman pour sauver sa vie.

Carlos lui répond : “si je meurs, je mourrai fier, parce que je suis chrétien”. Le juge lui a alors dit : “vous serez fusillé et exécuté le 26 septembre”.

Le 26 septembre 2014, les islamises emmènent Carlos à la périphérie de Mossoul, mais avant son exécution, le militant en charge du meurtre va dans un coin pour appeler un supérieur. Il revient en disant qu’il a l’ordre de laisser le chrétien à cet endroit. Les militants frappent alors Carlos et le jettent hors de la voiture.

«J’ai essayé de marcher, raconte le chrétien de Mossoul.” ” Mais après un certain temps, mes plaies saignantes m’ont fait tomber et m’évanouir”.

Finalement, le jeune homme reprend  conscience dans un hôpital de Kirkouk :

“En Irak, ils ne pouvaient pas traiter ma jambe et m’ont dit que je devais être amputé. Mais alors je suis allé en Espagne, et ma jambe a été soignée à l’hôpital espagnol par une organisation caritative. Dieu merci, je peux marcher maintenant, mais je n’ai rien pour vivre ici en Jordanie.”

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