Chrétiens persécutés

Libération du pasteur Behnam Irani

Chrétiens persécutés
  • Oct 26
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Le pasteur évangélique iranien Behnam Irani, 43 ans, a retrouvé la liberté après avoir passé près de six ans dans la plus grande prison d’Iran. Il a été battu et torturé à plusieurs reprises. Le fait qu’il dirigeait des Églises clandestines lui a valu d’être considéré comme un apostat par des musulmans de son pays.

Le pasteur Behnam Irani a passé près de six ans dans la plus grande prison iranienne, celle de Ghezel-Hesar, à Karaj. Il était détenu dans la même cellule que des assassins et des criminels dangereux.

«J’ai été incarcéré parce que je crois en Jésus Christ et parce que j’ai échangé avec des frères et sœurs dans la foi.»

Ancien musulman pratiquant, Behnam Irani se convertit de l’islam au christianisme au courant de l’année 1992. Dix ans plus tard, il est appelé au ministère pastoral et s’occupe de plusieurs Églises clandestines.

Behnam Irani avec sa fille. ptm
Behnam Irani avec sa fille

En 2006, le pasteur Behnam Irani avait déjà subi une courte peine de prison pour «atteinte à la sécurité d’État». Le fait qu’il était responsable de plusieurs Églises de maison où d’anciens musulmans se rassemblaient clandestinement est considéré par les autorités iraniennes comme de la propagande hostile à l’État.

En 2008, il a été une nouvelle fois condamné à cinq ans de prison avec sursis.

En 2010, il a été arrêté pour la troisième fois lors d’une réunion d’Église de maison et placé en détention provisoire.

En janvier 2011, le verdict est tombé: Behnam Irani est condamné à six ans de prison. Le tribunal a souligné la clémence de cette sentence, sachant que la loi l’aurait autorisé à prononcer la peine de mort. En effet, le pasteur Behnam Irani est un ancien musulman et sa conversion au christianisme en fait un apostat de l’islam!

Le pasteur Behnam Irani retrouve sa famille
Le pasteur Behnam Irani retrouve sa famille

Au cours de sa détention, il a été torturé et mis en isolement cellulaire à plusieurs reprises. Les mauvaises conditions de détention lui ont valu un ulcère d’estomac et de graves problèmes intestinaux. Les soins médicaux lui ont été longtemps refusés jusqu’à ce que son état se soit tellement détérioré qu’il a dû être opéré en février 2014. Il n’a pas eu le temps de se remettre qu’il était déjà de retour en prison.

En juin 2014, il a subi de nouveaux interrogatoires pendant plusieurs semaines durant lesquelles il était confronté à la police secrète. Souvent, on l’interrogeait durant plusieurs heures sans répit. La police secrète l’accusait de communiquer avec les médias et l’a menacé d’un prolongement de peine. Sa Bible et les quelques écrits qu’il pouvait jusqu’à présent lire dans sa cellule lui ont été confisquée.

Le ministère public a formulé 18 nouvelles accusations à son encontre, notamment «Mofsed-e-filarz» (répandre la corruption sur la terre), qui peut être puni de mort. Cette accusation nous rappelle de terribles souvenirs: lors de la révolution de la fin des années 1970, plus de 300 personnes avaient été exécutées pour «Mofsed-e-filarz.»

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