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SYRIE : Samia, la sœur du prêtre Mikhael aimerait rester à Sadad

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  • Mar 14
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La jeune chrétienne Samia, sœur cadette du prêtre Mikhael, a perdu son mari dans une attaque de l’État islamique. Malgré sa peur, elle aimerait rester à Sadad, un village de Syrie situé à 60 kilomètres au sud de Homs et à 101 kilomètres au nord-est de Damas.

Il y a deux ans, des djihadistes ont attaqué Sadad, le village de Samia. Elle est restée enfermée pendant plusieurs jours dans sa propre maison. En novembre dernier, son mari a été tué lors d’une attaque de l’Etat islamique (EI). Malgré tout, cette veuve aimerait rester à Sadad.

Samia* était une institutrice engagée et elle vivait un mariage heureux. Il y a deux ans, elle avait accouché de son premier enfant. Le bonheur semblait parfait. Comment aurait-elle pu se douter qu’elle avait rendez-vous avec la mort ?

En 2013, des rebelles djihadistes appartenant à l’Armée syrienne libre et au Front al-Nosra (un mouvement affilié à Al-Qaïda) attaquent Sadad et s’emparent du village chrétien.

Samia et son mari s’enferment durant dix jours angoissants dans leur propre maison. Les combattants islamistes tuent plusieurs chrétiens, profanent des églises et ils détruisent des maisons et des magasins appartenant à des chrétiens. Finalement, les loyalistes parviennent à repousser les islamistes de Sadad.

Le calme règne durant plus d’une année. Mais en novembre 2015, l’État islamique (EI) lance une offensive contre Sadad. Le mari de Samia est tué par un obus et elle-même n’échappe à la mort que grâce aux troupes loyalistes qui la protègent des terroristes de l’EI. Sans soutien aérien, ces forces réussissent néanmoins à stopper l’avancée de l’EI à deux kilomètres de Sadad. « Ce succès leur redonne l’espoir de sauver le village », déclare le responsable de mission CSI M. John Eibner.

Samia, entre-temps mère de deux enfants, ne veut pas perdre l’espoir. Mais pour elle, la vie dans sa patrie est un défi de chaque jour. Sadad est situé près de l’axe principal qui relie Damas à Homs. Auparavant, il s’agissait d’un village florissant de plus de 6000 habitants. Aujourd’hui, Sadad est un village fantôme : l’électricité n’est acheminée que quelques heures par jour, l’eau chaude est un luxe et les prix explosent. Les sanctions imposées par les USA et ses alliés s’appesantissent lourdement sur les villageois qui quittent peu à peu la région.

Les problèmes économiques ne sont qu’un côté des craintes de Samia, puisqu’il est vrai qu’elle est soutenue par des membres de sa famille. Mais ce sont les islamistes qui l’inquiètent vraiment. Bien sûr, ils ont été repoussés. « Mais qu’en sera-t-il si tout à coup, les islamistes réussissent à revenir et à s’emparer de Sadad ? »

Sadad est la patrie de Samia et celle de ses ancêtres depuis plus de 1000 ans. La pression pour s’enfuir est devenue grande. Mais elle aime son village et aimerait y rester pour y voir grandir ses enfants. Samia est tiraillée.

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