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Les autorités continuent à ordonner la fermeture d’églises en Algérie

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  • Nov 01
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Les autorités de la province de Tizi Ouzou continuent à ordonner la fermeture des églises qui se réunissent dans des maisons d’hébergement ou destinées au commerce parce qu’elles violeraient une loi de 2006 règlementant le culte non musulman. Les chrétiens, quant à eux, invoquent la constitution de 2016 qui stipule que la liberté religieuse est garantie si elle est conforme à la loi.

Selon World Watch Monitor, les églises du nord de l’Algérie continuent à être en conflit avec les autorités au sujet de la permission de faire des cultes dans des bâtiments non religieux.

Selon les autorités de la province de Tizi Ouzou, une ville située à 100 km d’Alger, les chrétiens, en se réunissant dans des maisons uniquement destinées à des fins commerciales ou d’hébergement, violerait une loi de 2006 qui règlemente les cultes non musulmans.

De leur côté, les églises citent la constitution de 2016 selon laquelle la liberté religieuse est garantie si elle est conforme à la loi. Or, cette conformité à la loi demande l’affiliation officielle des églises à l’Eglise Protestante d’Algérie (EPA), officiellement reconnue par le gouvernement depuis 1974. Ce qui est le cas.

Pourtant, certaines églises sont contraintes de fermer leur porte malgré leur adhésion à l’EPA comme c’est le cas par exemple de l’une des églises de la commune d’Ait Bouadou qui utilise une maison louée pour le compte de l’EPA. Cette église, qui avait ouvert ses portes en décembre 2015 a dû les refermer deux mois plus tard seulement, explique World Watch Monitor suite aux plaintes des locaux.

En septembre dernier, l’église a reçu une lettre du maire, indiquant à nouveau que l’église n’était pas autorisée et exigeant sa fermeture parce que la maison était initialement destinée à un “usage résidentiel ou commercial”.

L’église de plus de 200 personnes continue pourtant à se réunir tandis que son responsable sollicite des conseils juridiques.

Une deuxième église installée dans le centre de Tizi Ouzou a été convoquée par les autorités le 18 octobre. A elle aussi, il lui a été demandé de «se conformer aux dispositions de la loi de 2006».

Le pasteur de l’église de 100 membres de Boghni, active depuis plusieurs années, a déclaré qu’il avait “expliqué au chef du gouvernement local (Daira) que nous sommes une communauté affiliée à l’EPA et que nous nous réunissons en conformément à la loi “.

L’église a soumis des documents aux autorités, montrant son affiliation à l’EPA, et continue de se rencontrer.

En 2017, des convocations ont été adressées aux églises d’Ait Djima et de Maatkas, également à Tizi Ouzou.

En avril 2016, World Watch Monitor a mis en lumière que les églises algériennes étaient victimes d’intimidation et de harcèlement à cause de la loi de 2006, y compris les églises affiliées à l’APE à Maatkas et Ait Djima.

A cette époque, un pasteur d’une église protestante d’Alger a déclaré que la loi de 2006 était utilisée comme un outil de persécution par les autorités.

“C’est une loi injuste contre les chrétiens, qui se voient refuser le droit de culte et la possibilité de partager librement l’Évangile”, a déclaré le pasteur Haddad.

En raison de la difficulté de longue date rencontrée par les églises algériennes, c’est devenu une pratique courante de louer des locaux et d’informer les autorités locales une fois que cela a été fait. Malgré cela, les autorités ne répondent pas à la quasi totalité des demandes des églises, y compris les affiliés de l’EPA.

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