Chrétiens persécutés

L’Église au Kazakhstan est régulièrement sanctionnée par les autorités

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Depuis plusieurs semaines, des officiers de police font de plus en plus souvent irruption et sans préavis dans les lieux de culte de communautés chrétiennes au Kazakhstan. Dimanche de Pâques dernier, deux services religieux de l’Église baptiste ont notamment été interrompus et les chrétiens condamnés sans procès à verser une amende équivalent au montant d’un salaire de 9 mois.

C’est devenu monnaie courante au Kazakhstan : les assemblées chrétiennes sont de plus en plus confrontées à des descentes de police et au fait de devoir payer des amendes sans procès. Dans un pays qui a pourtant ratifié les traités relatifs aux droits de l’homme, les communautés chrétiennes sont accusées de tenir des réunions sans autorisation du gouvernement, de distribuer de la littérature religieuse, et condamnées à cause de leur foi.

Le dimanche 16 avril, deux églises baptistes de la municipalité de Termirtau au Sud du pays se sont vues imposer des amendes sans procès d’un montant équivalant à environ 9 mois de salaire.

Un peu plus tôt, une communauté protestante s’est non seulement vue interdire pour trois mois, soit du 13 avril au 12 juillet, la tenue de réunion par un tribunal d’Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan mais aussi une amende.

Selon Karshyga Malik, un des représentants du Bureau des affaires religieuses à Almaty, depuis le début de l’année 33 cas de violation des droits et libertés religieuses contre les communautés religieuses ont été enregistrées.

Pour les autorités du Kazakhstan, en effet, les communautés religieuses ne sont autorisées à se rassembler que pour l’enregistrement d’État, ce qui s’oppose au traité de respect des droits et libertés qu’ils ont pourtant signés.

Dmitry Yantsen du Conseil des Églises baptistes au Kazakhstan a déclaré dans une interview à la radio qu’une « nouvelle vague » de raids sur les communautés chrétiennes étaient en train de s’abattre sur le pays.

Depuis le début de l’année, La police et les tribunaux ont imposé des sanctions à près de 20 assemblées. Dans de nombreux cas, les sanctions ont été déterminées directement par la police sans procès.

Ceci est permis par la loi depuis 2015, date à laquelle les lois sur les infractions administratives ont été révisées.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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