Chrétiens de Syrie

Un jeune, sauvé de l’exécution après avoir prié Dieu, se convertit

Chrétiens de Syrie
  • Feb 11
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Quelques instants avant son exécution par l’État islamique, Meghrik, un jeune élevé dans une famille chrétienne du Moyen-Orient, pria instamment Dieu dans son cœur de le délivrer. Dieu est intervenu en exauçant sa prière.

Être enlevé par l’État islamique est certainement l’un des pires scénarios envisageable dans l’esprit de beaucoup de chrétiens du Moyen-Orient. Mais même ici, dans la vallée où plane l’ombre de la mort, face à la pression de renier le Christ, menacé de torture ou de mort potentielle, Dieu marche à côté de Son peuple.

L’histoire de Meghrik est là pour témoigner de la main protectrice de Dieu en faveur de ses enfants.

Un jour que Meghrik prenait le bus rempli de personnes de tous âges fuyant la ville d’Alep déchirée par la guerre, trois combattants de l’État islamique sont montés à bord. Se dirigeant vers l’allée, ils ont commencé à vérifier les papiers d’identité de tous ceux qui étaient à bord. Les voyant s’approcher, Meghrik sentit son coeur battre à la chamade. Soudain, un militant se dirigea vers lui en lui demandant :

« Es-tu chrétien ? » Sans hésiter, Meghrik répondit qu’il ne l’était pas. Certes, se dit-il dans son coeur, il avait été élevé dans une famille chrétienne et portait un nom de famille chrétien. Mais Meghrik ne croyait plus en Dieu. Il pensait que le christianisme était ridicule.

« Tu mens, ton nom dit que tu es chrétien, viens avec moi », répondit le djihadiste.

Meghrik a alors suivi le combattant de Daech dans l’allée alors que les autres passagers le regardaient, leurs visages montrant de l’horreur mélangée à la peur. Personne n’osa parler ni même bouger.

« Un infidèle », dit le commandant en dehors, en étudiant les papiers de Meghrik. « Tu ne peux pas continuer avec ce bus. » Meghrik essaya de se défendre, mais le commandant lui ordonna de se taire.

A la merci des militants de l’État islamique, Meghrik a été emmené, le soir venu, dans une maison d’apparence ordinaire de Raqqa transformée en tribunal de fortune. Là, il se retrouva face à face avec un “juge” qui regarda à nouveau attentivement la carte d’identité du jeune-homme. Convaincu qu’il était croyant, il proclama le verdict : «Vous êtes condamné à mort » .

« Mais je ne suis pas chrétien, je ne crois pas ce que mes parents m’ont enseigné » répondit Meghrik dans un murmure.

La réponse du “juge” tomba soudainement comme un couperet : « C’est le verdict ».

Les heures qui suivirent, Meghrik se retrouva détenu dans la cour arrière de la maison avant d’être finalement amené lié aux côtés des autres condamnés au lieu d’exécution. Devant eux, des petites fosses en forme de tombes avaient été creusées dans le sol.

Lorsqu’on lui enleva son bandeau, Meghrik réalisa soudain horrifié ce qui l’attendait. Il fut poussé dans un des trous et ne parvint pas à ralentir sa chute, mais entendit le bruit des armes qui chargeaient. Ne réussissant pas à penser raisonnablement, des larmes se mirent à couler sur ses joues et il se sentit complètement impuissant : il était sans espoir.

Dans cette heure sombre, il cria à Dieu de tout son coeur: «Si tu existes, laisses-moi vivre. S’il te plaît, donnes-moi une chance de te connaître.

Des secondes interminables passèrent, soudain interrompues par la voix d’un militant qui déclara :

« Vous pouvez vivre et être libres si vous vous convertissez à l’islam »

Ne voyant pas d’autre issue, Meghrik répondit rapidement : « Je vais convertir. »

Meghrik se sentit épuisé de soulagement. Mais de nouvelles craintes vinrent le lendemain alors que des soldats du califat le sortirent de sa cellule. Après l’avoir frappé violemment 20 à 30 fois avec un câble en l’accusant de divers crimes, Meghrik endura la torture et les menaces de mort deux jours supplémentaires. Il fut finalement emmené une nouvelle fois devant un autre juge.

Avec peu d’explications, le juge déclara : « Vous serez libéré dans quelques jours. » N’y croyant pas encore, Meghrik fut pourtant libéré le 10ème jour de son emprisonnement. Portant sur lui un document remis par les militants, il était autorisé à passer tous les points de contrôle de l’État islamique et retrouva ses parents.

Il avait changé comme il l’explique lui-même : « Avant l’enlèvement, j’étais presque athée, même si j’avais été élevé chrétien, Un mois avant mon enlèvement, un ami m’avait demandé ce que je pensais de Jésus. Il m’a lancé le défi de prier et de demander à Dieu de me montrer qu’Il existe. Je l’ai fait. J’ai prié Dieu : ‘ Dieu, si tu existes, veux-tu me montrer que tu existes ?’ Après cela, j’ai plus ou moins oublié cette prière jusqu’à ce moment où il m’ont jeté dans ce trou pour me tuer. A ce moment-là, je ressentis du regret et je priai à nouveau en disant à Dieu : ‘Si tu existes, donne-moi l’occasion de te connaître. Quand au dernier moment ils ne m’ont pas tué, ma pensée a changé au sujet de Dieu. J’ai pensé que Dieu a vraiment entendu ma prière. » 

Alors que Meghrik prend conscience que Dieu vient d’exaucer sa prière, il explique qu’il a été contraint de se convertir à l’islam pour sauver sa vie. Mais face à la torture, il s’est à nouveau tourné vers Dieu en disant :

«Dieu, tu m’as sauvé la première fois. S’il te plaît, Seigneur, fais-moi sortir d’ici pour que je puisse te chercher et apprendre de toi. Les jours passèrent et le juge ne me condamna pas. Dieu changea le cœur du juge, il me rendit libre. Le moment où j’ai finalement quitté ce lieu était un moment indescriptible, un moment de bonheur et l’accomplissement des promesses de Dieu. Il a entendu mes prières pendant mes jours de garde à vue. Je sentais que c’est la Bible dans la pratique. La Bible, le livre que j’avais lu avant, sans vraiment le croire. J’ai eu un verset de la Bible à l’esprit ce jour-là: ‘Alors que nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous.’ (Romains 5 v 8) Je me souviens que j’avais affirmé à mes amis que Dieu n’existait pas, que j’avais renié Jésus et que j’étais même prêt à me convertir à l’islam. Mais Dieu ne m’a pas laissé ou abandonné. Il est resté avec moi jusqu’à la fin pour me montrer son existence. »

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