Images chrétiennes

Rendez grâces en toutes choses (1 Thessaloniciens 5:18)

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Nous n’avons pas de peine à remercier Dieu pour les « bonnes choses » (Luc 11:13) que le Père céleste nous donne, encore qu’il nous arrive souvent de l’oublier. Mais pouvons-nous le remercier également pour les épreuves et les revers de la vie qui nous arrivent ?

Dieu nous demande de le remercier en toute circonstance et pour toute chose. Il y a toujours une possibilité de trouver des sujets de reconnaissance : une maladie, un accident auraient pu être pires, ils nous laissent en vie et il nous reste l’usage de bien des facultés ; nous avons donc des raisons d’en remercier Dieu.

Au moment où il écrit aux Éphésiens, l’apôtre Paul est en prison à Rome. Or c’est dans les épîtres de la captivité (Éphésiens, Philippiens, Colossiens, Philémon) que nous trouvons le plus grand nombre d’exemples de prières de reconnaissance. Paul ne remercie pas pour le fait d’être en prison, mais pour toutes sortes d’autres motifs de reconnaissance : son emprisonnement lui donnait beaucoup de temps qu’il utilisait à intercéder pour ses enfants spirituels, et il trouvait dans cette intercession une occasion de remercier Dieu : « Ayant entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre charité pour tous les saints, je ne cesse de rendre grâces pour vous, faisant mention de vous dans mes prières » (Éphésiens 1:15-16). « Je rends grâces à mon Dieu de tout le souvenir que je garde de vous, ne cessant, dans toutes mes prières pour vous tous, de manifester ma joie au sujet de la part que vous prenez à l’Evangile, depuis le premier jour jusqu’à maintenant. » (Philippiens 1:3-5).

Dans l’épître à Philémon, écrite à la même époque en prison, il dit : « Je rends continuellement grâces à mon Dieu, faisant mention de toi dans mes prières, parce que je suis informé de la foi que tu as au Seigneur Jésus et de ta charité pour tous les saints » (Philémon 1:4-5).

Dans l’épître aux Colossiens écrite en même temps, il dit : « Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons de prier pour vous, ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre charité pour tous les saints » (Colossiens 1:3-4).

Dans cette même lettre, il insiste sur la reconnaissance dans la prière : « Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière » (Colossiens 1:12). « Aussi, puisque vous avez reçu le Christ, Jésus le Seigneur, comportez-vous comme des gens unis à lui : enracinez-vous en lui, construisez toute votre vie sur lui et attachez-vous de plus en plus fermement à la foi conforme à ce qu’on vous a enseigné. Agissez ainsi en adressant à Dieu de nombreuses prières de reconnaissance «  (Colossiens 2:6-7). « Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce. » (Colossiens 3:16). « Et quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. » (Colossiens 3:17). « Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces » (Colossiens 4:2).

En pensant aux conditions précaires dans lesquelles vit aujourd’hui une grande partie de l’humanité, nous avons de nombreuses raisons de remercier Dieu. Et si nous n’avions aucune raison matérielle pour rendre grâce, nous avons toujours les bénéfices spirituels qui nous sont acquis en Christ et qu’aucune circonstance contraire ne peut nous ravir (Romains 8:21-39).

Dans sa première lettre à Timothée, Paul demande de prier et de remercier « pour tous les hommes » (1 Timothée 2:1). Certaines de nos difficultés proviennent de nos semblables avec lesquels nous avons des relations tendues. En chacun de ceux qui nous rendent la vie difficile, il est possible de trouver des aspects positifs pour lesquels nous pouvons remercier Dieu. Nous aborderons certainement ces gens-là autrement après une telle prière qu’après nous être concentrés sur leurs défauts et sur le tort qu’ils nous ont fait. Dans 1 Timothée 2:2, Paul demande de prier et de remercier Dieu « pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir ». A l’époque, c’était Néron qui détenait le pouvoir dans l’empire romain. Paul priait pour lui et remerciait Dieu, non pour ses défauts, mais parce qu’au moins il faisait régner un certain ordre dans l’empire ; car n’importe quel régime est préférable à l’anarchie.

Dans Éphésiens 5:20, Paul exhorte les chrétiens à remercier Dieu à tout moment et pour toute chose. Savoir remercier pour toute chose est seulement possible si nous sommes remplis de l’Esprit ; alors la prière d’action de grâce découlera de cette plénitude intérieure. Ce n’est sans doute pas pour les désagréments que comportait la vie carcérale que Paul remerciait Dieu, mais il savait trouver des aspects positifs à sa situation. Dans la lettre aux Philippiens écrite également en prison, il dit :  » Je tiens à ce que vous le sachiez, frères : ce qui m’est arrivé a plutôt servi la cause de l’Évangile. En effet, toute la garde prétorienne et tous les autres savent que c’est parce que je sers le Christ que je suis en prison. De plus, mon emprisonnement a encouragé la plupart des frères à faire confiance au Seigneur ; aussi redoublent-ils d’audace pour annoncer sans crainte la Parole de Dieu «  (Philippiens 1:12-14).

Ainsi des circonstances apparemment contraires peuvent être des moyens de bénédictions plus grandes que leur absence. Nous ne remercierons pas Dieu pour ces circonstances – qui peuvent être dues à nos négligences ou à une attaque du diable. Mais Dieu peut tirer de toute situation un résultat positif. « Nous savons, dit Paul, que l’Esprit fait concourir toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui ont été appelés conformément au plan divin » (Romains 8:28), et c’est pour ce « bien » que nous pouvons remercier Dieu, même si nous ne le discernons pas. C’est par la foi en son amour et en son pouvoir de diriger toutes choses que nous pouvons le remercier pour les résultats positifs qu’il saura en tirer.

Formé à Lee University, Aloys Evina est pasteur de l'Eglise de Dieu en France, membre de la Fédération Protestante de France (FPF) et de la Church of God (Cleveland, Tennessee). Il est exerce son ministère pastoral à La Rochelle, dans le Sud-Ouest de la France.

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