Actualité chrétienne

Christine Sneeringer : « soyez ouvert à Dieu qui travaille à travers vous ! »

  | 

Christine Sneeringer, une femme chrétienne, était présente à l’aéroport de Fort Lauderdale vendredi 6 janvier dernier au cours de la fusillade qui a fait 5 victimes. Elle raconte comment Dieu l’a utilisé au moment de ce drame.

Christine Sneeringer, une étudiante à l’Oxford Center for Christians Apologetics, apprend chaque jour à répondre aux questions les plus difficiles sur la vie et la foi. Vendredi dernier, elle était à l’aéroport de Fort Lauderdale en Floride lorsqu’un homme déséquilibré a tiré sur la foule, tuant cinq personnes et faisant 8 blessés parmi les voyageurs. Christian today a révélé son témoignage.

Christine Sneeringer n’aurait pas dû être présente au moment de la fusillade puisqu’elle avait planifié de prendre un avion plus tôt. L’ayant raté, elle a dû, comme des milliers d’autres voyageurs, se retrouver confronter au drame qui allait frapper l’aéroport de Lauderdale :

« S’il n’en tenait qu’à moi », explique la jeune-femme « j’aurais volontiers préférer manquer tout cela pour expérimenter au Royaume-Uni, à la rentrée scolaire, un voyage sans incident et en toute sécurité. »

Arrivée une heure avant le vol qu’elle devait prendre initialement, elle explique qu’en raison d’une erreur de calcul du poids de ses bagages, elle a dû extraire 8 kilogrammes de sa valise et les redistribuer dans ses autres sacs. Ces différentes manipulations lui ont fait perdre un temps précieux, et l’ont empêché d’enregistrer ses bagages pour le vol qu’elle avait planifié de longue date.

Contrainte de prendre un autre vol qui lui coûtait 300 dollars de plus, elle s’est dit en elle-même qu’elle aurait mieux fait de payer les frais supplémentaires et de prendre son vol originel. Elle a alors envoyé un texto à une amie à qui elle a partagé sa frustration concernant les frais supplémentaires. Cette amie lui a répondu :

« Désolée, Dieu doit avoir un rendez-vous divin avec toi. »

Christine Sneeringer explique alors que les paroles de son amie l’ont fait changer de point de vue et elle s’est ouverte à la mission que Dieu voulait lui confier. Elle a alors commencé à interroger Dieu en ces termes :

« Pourquoi suis-je ici ? Y a-t-il quelque chose que tu veux que je fasse, quelqu’un que tu veux que je rencontre ? Si oui, montres le moi ».

Encore dans ses pensées, quelques minutes plus tard, Christine Sneeringer entendit une fusillade qui éclata rapidement un étage plus bas suivi d’un brouhaha dans le terminal. Elle entendit des personnes courir et crier en essayant de sortir du bâtiment sur le tarmac. Peu à peu, le calme se rétablit alors que le tireur était appréhendé. Le lieu étant considéré comme sûr, les voyageurs revinrent à l’intérieur lorsqu’un deuxième incident se produisit. 90 minutes plus tard, les personnes présentent se mirent à nouveau à courir et à crier hors du bâtiment. Cette fois-ci, Christine Sneeringer trouva refuge sous le comptoir situé près de la porte. Accroupie à côté d’une poubelle, elle distinguait des voix qui disaient : « cours, cours, cours, cours ! ». La jeune étudiante resta à l’endroit où elle s’était réfugiée, priant pour que la paix de Dieu remplisse le bâtiment. Après une deuxième évacuation, toutes les personnes étaient en état de choc, attendant ce qui se produirait.

Tous les voyageurs attendaient de comprendre pourquoi une deuxième évacuation avait été ordonnée. Finalement, tous apprirent qu’il y avait eu des rumeurs concernant la présence d’un deuxième homme armé dans le parking de l’aéroport, mais cette information était fausse.

Au bout d’un certain temps, quelques dizaines de passagers sont rentrés dans le bâtiment, mais de nombreux autres ont été conduits à l’extérieur alors que leurs bagages à main étaient restés dispersés dans tout le terminal. Tous les passagers attendirent pour savoir quand les prochains voyageurs seraient transportés sur l’extérieur. Au même moment, des informations parvinrent sur les téléphones des passagers pour leur annoncer les nouvelles heures de vol. Après une heure ou deux d’attente, les personnes rassemblées dans le terminal se rendirent à l’évidence : personne ne pouvait embarquer, et pire encore, personne ne pouvait quitter le bâtiment. Tout l’aéroport était maintenant bloqué.

Sur la piste, des avions remplis de voyageurs étaient également stationnés. Personne ne pouvait bouger, et l’attente continuait. Alors que les heures s’éternisaient, sans que les magasins sur l’aéroport ne s’ouvrent à nouveau, les personnes bloquées dans l’aéroport commençaient à ressentir la faim. Un pilote distribua les quelques bretzels et les arachides qu’il avait, quelqu’un d’autre apporta quelques bouteilles d’eau à distribuer.

Christine Sneeringer se souvint alors qu’elle avait quelques boîtes de barres de protéines dans son sac à dos. Elle les sortit et alla de passager en passager en offrant le peu qu’elle avait en demandant : « avez-vous faim ? Souhaitez-vous le citron ou le chocolat ? »

Rapidement, la jeune chrétienne en vint à manquer de ces barres, alors que beaucoup de passagers n’en avaient pas eu. Elle parcourut alors le reste du terminal pour voir si elle pouvait acheter de la nourriture à partager. Elle remarqua alors que le seul magasin ouvert était un kiosque à journaux. Beaucoup de passagers achetaient des Pringles et d’autres sandwichs.

Cherchant quelque chose d’abordable, la jeune-femme décida d’acheter des barres Bevita pour le petit-déjeuner pour les passagers qui restaient sans manger de son terminal. Lorsqu’Ana, la gérante du magasin, compris son projet d’acheter tous ces aliments pour les distribuer, elle lui donna un panier et la laissa le remplir sans frais.

Elle affecta ensuite un employé pour l’accompagner et transporter l’eau en bouteille. Mais les collations ne suffirent pas et Christine Sneeringer retourna dans le kiosque à journaux une fois de plus, puis plusieurs fois encore, se demandant quand la générosité d’Ana s’épuiserait. Elle distribua ainsi dix paniers de collations en tout. Au cours des deux heures suivantes, elle vida le magasin de tous les Bevitas et reçue des barres Nutrigrains.

Bientôt, les passagers la surnommèrent « snack lady ». Tous pensaient que Christine Sneeringer travaillait à l’aéroport et furent choqués lorsqu’ils apprirent qu’elle était une passagère, comme eux.

A travers ce geste, l’étudiante a non seulement donné de la nourriture à ceux qui attendaient depuis plus 6  heures en ayant faim, mais a aussi partagé des sourires et des rires avec beaucoup de personnes à travers le terminal. Elle a déclaré à ce sujet :

« Je savais dans mon cœur que c’était la mission que j’avais reçu de Dieu. »

Elle témoigne que ce jour là, elle avait comme projet de rentrer le plus rapidement possible pour commencer son nouveau semestre à l’étranger en Angleterre, mais Dieu avait un autre plan pour elle, comme le déclare le proverbes 16 v 9 :

« Le cœur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas »

Elle ajoute : « Dieu avait besoin de quelqu’un sur le terrain pour être ses mains et ses pieds dans le terminal ce jour-là, et je suis honoré qu’il m’ait choisi. Je suis une voyageuse ordinaire qui sert un Dieu extraordinaire. Quand nous nous associons avec Lui, nous ne savons pas ce qui va être possible. […] La prochaine fois que vous rencontrerez un retard de vol ou un changement soudain de plan, soyez ouvert à Dieu qui travaille à travers vous… vous connaîtrez sans nul doute votre prochaine mission ».

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

Aimez le Journal Chrétien !Vous aimez déjà ? Vous pouvez fermer cette page.