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L’attentat d’Istanbul revendiqué par l’État islamique visait les chrétiens

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L’État islamique a revendiqué l’attentat de la célèbre discothèque Reina à Istanbul en disant que le soldat avait frappé là où « les chrétiens célèbrent leur fête apostate. » Cette attaque a endeuillé la Turquie en faisant 39 morts et 70 blessés le jour de l’an.

Dans un communiqué publié lundi, le groupe État islamique a déclaré sa responsabilité dans l’attentat de la discothèque Reina d’Istanbul survenue à la Saint-Sylvestre en ces termes :

« Dans la continuité des saintes opérations menées par l’État islamique contre le protecteur de la Croix, la Turquie, un soldat héroïque du califat a frappé l’une des discothèques les plus connues où les chrétiens célèbrent leur fête apostate. »

L’annonce est survenue au moment où les autorités turques se livraient à une chasse à l’homme pour essayer d’attraper au moins un des assaillant impliqué dans l’attentat. Peu de temps après la publication de la revendication de l’État islamique, des médias locaux ont déclaré que la police avait mis en détention huit suspects au moment de l’attaque.

La discothèque Reina est une des boîtes de nuit les plus connues d’Istanbul, populaire tant auprès des habitants que des touristes, raison pour laquelle on dénombre de nombreux étrangers, dont de nombreux ressortissants des pays arabes, parmi les victimes.

D’après un premier bilan, on compte onze personnes d’origine turque, une personne ayant la double nationalité turque et belge parmi les personnes assassinées. Sept d’entre elles étaient originaires d’Arabie Saoudite et se rendaient à Istanbul pour célébrer la Saint-Sylvestre. Trois personnes venaient du Liban et de l’Irak. Les autres victimes venaient de la Tunisie, de l’Inde, du Maroc et de la Jordanie, et encore du Koweït, du Canada, d’Israël, de la Syrie et de la Russie.

La population turque est affolée car c’est la quatrième attaque en moins d’un mois, un sentiment d’autant plus exacerbé que l’attentat s’est produit à un moment où des dizaine de milliers d’officiers patrouillaient dans les rues pour empêcher qu’un tel drame se produise.

Dans la période de Noël, près de 17 000 policiers avaient été mis en service à Istanbul et les mesures de sécurité avaient été renforcées dans les grandes villes turques, allant jusqu’à interdire les axes routiers menant à des places clés d’Istanbul ou encore d’Ankara.

La Turquie est en état d’urgence. Ce pays, qui fait partie de la coalition dirigée par les États-Unis contre l’Etat islamique est confrontée à de multiples menaces de sécurité et notamment aux retombées de la guerre dans la Syrie voisine.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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