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La situation pour l’Église reste critique à Cuba

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  • Déc 01
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Le décès du leader révolutionnaire cubain Fidel Castro ne devrait pas réduire la surveillance et le harcèlement auxquels est soumise l’Église dans le pays, a déclaré un expert de l’organisme de défense des chrétiens persécutés Open Doors.

Après la mort de Fidel Castro survenu le samedi 26 novembre 2016 à l’âge de 90 ans, Paul Groen, se référant au régime instauré par Fidel Castro et d’autres révolutionnaires depuis 1959 et poursuivi par son frère Raùl depuis 2006, a déclaré à World Watch Monitor que “le régime de Fidel a vraiment été une source de souffrance pour l’Église” à Cuba.

Si les dirigeants de l’Église cubaine ont fait le choix de ne pas commenter publiquement la mort de Fidel Castro, ils sont toutefois persuadés que Raùl Castro continuera à gouverner comme son frère, et que les restrictions qui existaient avant le décès du révolutionnaire seront probablement maintenues jusqu’aux élections de 2018 (date à laquelle Raùl a affirmé qu’il démissionnerait comme Président).

“Les chrétiens à Cuba sont confrontés au harcèlement, à la surveillance, à la discrimination et à l’emprisonnement occasionnel des dirigeants”, a déclaré M. Groen. “De nouvelles églises et séminaires ne peuvent être construits, et les étrangers ne peuvent pas entrer dans le pays avec plus de trois Bibles.”

Tout ce qui concerne l’Église à Cuba est soumis à un contrôle stricte du gouvernement, même les aides qu’elle octroie. En octobre dernier, après le passage de l’ouragan Matthew, les fonctionnaires ont demandé à certaines églises de leur remettre toutes les denrées alimentaires ainsi que les matériaux de construction qu’ils distribuaient aux Cubains dont les maisons avaient été détruites ou endommagées. Selon les responsables de l’Église, les fonctionnaires croyaient que l’État devait être responsable des besoins matériels du peuple.

Ils ont néanmoins reconnu que le gouvernement que le traitement de l’Église s’est amélioré au cours des deux dernières décennies. Les chrétiens ne sont en effet plus soumis aux coups, à de l’emprisonnement et aux meurtres terrorisaient l’Église par le passé.

Un chef d’église a expliqué comment l’expérience d’un régime autoritaire avait affecté l’Église à Cuba :

Nous avons appris à supporter patiemment les afflictions de la vie. Nous avons appris à pardonner. Nous avons appris à aimer nos ennemis. Nous avons appris à vivre notre foi. Nous avons appris à vivre sans défense humaine. Nous avons appris à reconnaître la puissance de Dieu qui nous donnait ce dont nous avons besoin, la santé pour notre corps, nous octroyant un sentiment d’accomplissement, la paix dans la tempête. Nous avons appris la leçon la plus importante d’un croyant sur la terre, celle de savoir que Dieu est le seul être dont nous ayons besoin.

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