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Un chrétien marocain échappe à une tentative de meurtre

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Au début du mois d’octobre, un Marocain converti au christianisme aurait échappé, selon ses dires, à une « tentative d’assassinat ». Après enquête, la police de Casablanca a conclu à « une tentative d’agression à l’arme blanche », thèse que la Direction de la sûreté nationale a finalement retenue le 10 novembre, soit un mois après ce drame évité de justesse.

Les versions divergent, mais Mohamed Said compte bien faire reconnaître l’acte porté contre sa personne comme une « tentative d’assassinat ». Selon son témoignage, le suspect qui a tenté de le tuer l’aurait menacé de mort avant de passer à l’acte le 4 octobre dernier.

Le jour de la tentative de meurtre, deux hommes sont arrivés ensemble à bord d’un véhicule noir de type « kangoo » près de l’immeuble où il habite. L’un des deux agresseurs, munis d’un sabre, aurait alors tenté de le tuer. En raison, cependant, de la présence de témoins, les deux suspects ne seraient pas allés jusqu’au bout de leur intention de tuer Mohamed Said.

Selon le musulman converti au christianisme, il ne doit la vie qu’à la présence gênante des gardiens de nuit et de l’un de ses voisins au moment du drame.

Un acte qui aurait été prémédité, ce que Mohamed Said est venu expliquer au commissariat de police du quartier Annasi avec des preuves à l’appui le 7 octobre. Des caméras de surveillance aurait en effet filmé la scène le jour où le suspect l’a menacé de mort.

Avec des éléments, les enquêteurs doivent maintenant déterminer les circonstances exactes de l’incident et le qualifier en « tentative de meurtre » ou « d’agression à l’arme blanche ».

Une chose est sûre : Mohamed Said assume ouvertement sa conversion chrétienne,   et la défend même à visage découvert sur des vidéos postées sur YouTube comme l’indique le journal yabiladi.com qui a relaté ces informations.

Dans un pays, où comme vient de le montrer une enquête, la pluralité religieuse est loin d’être une garantie, les chrétiens, principalement ceux qui sont d’origine musulmane restent soumis à une forte pression, voire à la persécution de la part de leur pair.

Certains articles du code pénal marocain semble d’ailleurs donner raison à ceux qui agressent les chrétiens. C’est le cas notamment de l’article 220 qui condamne  « quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d’ébranler la foi des musulmans » à des peines allant de « six mois à trois ans de prison ».

En 2013, une fatwa (à savoir un avis juridique donné par un spécialiste de la loi islamique) annonçait que celui « celui qui renonce à sa religion est apostat et il doit retourner à sa religion. S’il refuse, il perd la vie et l’au-delà et il doit être condamné à la peine de mort. L’islam ne permet pas aux musulmans de quitter leur religion ou de renoncer au pacte social qui les lie. Faire cela est un acte d’apostasie et de déloyauté, et expose son auteur à des peines spéciales ».

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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