Actualité chrétienne

Rev. Bill Johnson : « pourquoi j’ai voté Donald Trump »

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Bill Johnson, le pasteur de la megachurch Bethel à Redding en Californie, qui a annoncé avoir voté pour Donald Trump a répondu, dans les réseaux sociaux, aux nombreux chrétiens qui ne comprenaient pas son choix. Explications.

Bill Johnson est le responsable de l’église Bethel à Redding en Californie qui compte près de 3 000 membres et influence significativement les évangéliques charismatiques. Sa télévision sur internet est vue par environ 30 000 personnes et près de  24 000 personnes téléchargent ses sermons chaque semaine.

Dans un long post paru sur Facebook, ce serviteur de Dieu a voulu répondre aux chrétiens qui l’avaient interpellés en ces termes :

« On m’a dit si j’ai voté pour Trump, je devais ouvrir ma Bible pour découvrir pourquoi c’était moralement faux. Alors je l’ai fait, et voici ce que j’ai trouvé. »

Dans un long développement, Bill Johnson a alors évoqué les raisons qui l’ont poussé à voter pour Donald Trump et non pour Hillary Clinton, sa rivale démocrate.

Le premier aspect qui l’a poussé à voter en faveur de l’actuel Président des États-Unis est sa position sur l’avortement – qui est pour la vie. Il a déclaré :

« J’ai trouvé (dans la Bible) que le meurtre et l’avortement étaient mauvais, ce que Clinton approuve même jusqu’au moment de l’accouchement. Même si on parle de fœtus au lieu de bébé, cela ne change pas la réalité. C’est un bébé. »

Il a ensuite évoqué le fait que l’un des principaux objectifs bibliques de l’autorité était de parler au nom de ceux qui n’ont pas de voix, et c’est le cas des bébés avant de naître, qui attendent silencieusement que quelqu’un se lève et parle pour eux. Hillary Clinton, explique le pasteur Bill Johnson, a refusé de le faire.

Le deuxième facteur qui l’a encouragé à voter pour Donald Trump a été, a-t-il affirmé, le manque d’honnêteté de la candidate démocrate qui n’a pas dit la vérité concernant le scandale des courriels et a menti sur la question de l’attaque de 2012 contre les installations du gouvernement américain à Benghazi.

Selon le pasteur principal de l’église Bethel, la politique de « frontières ouvertes » d’Hillary Clinton est critiquable car, dans la Bible, s’il est question de la compassion pour les étrangers, il est mentionné en premier, selon sa compréhension des écritures, d’offrir la sécurité pour ses citoyens.

Abordant ensuite la question du système social et de santé, et la création de richesse, Bill Johnson montre comment distribuer de l’argent sans permettre aux personnes de vivre dans la dignité en travaillant peut conduire à une baisse de l’estime de soi.

« Dieu nous donne la capacité de faire de la richesse, et donner simplement de l’argent aux personnes sans travail peut créer un mode de vie de dépendance qui est dangereux pour eux et notre gouvernement. »

Il a ajouté à ce sujet :

« J’ai également constaté que souvent le système d’aide sociale se fait passer pour quelqu’un de compatissant alors qu’il prive les gens de l’estime de soi acquise par la capacité à travailler ».

Selon le pasteur, le socialisme est «contraire à Jésus et à ses enseignements». Taxer plus fortement les riches, c’est voler les plus riches de l’estime de soi qu’ils pourraient avoir en faisant partie de la solution par la compassion. Il déclare ainsi :

« Je ne peux pas parler de compassion si je prends votre argent et je le donne à quelqu’un dans le besoin. C’est seulement de la compassion quand je donne moi-même le mien. »

Dans sa réponse aux chrétiens l’interpellant sur son choix de Donald Trump, Bill Johnson critique également la légalisation du mariage homosexuel qui a été adoptée, sous le président Obama, dans les 50 États. Il a affirmé à ce sujet :

« J’ai trouvé que redéfinir la famille selon le dernier code immoral est en fait maudit par Dieu. Tragiquement, c’est l’objectif primordial et la valeur de la candidature de Clinton. »

Pour Bill Johnson, les accusations de racisme contre Donald Trump ne sont pas fondées. Non seulement, explique encore l’homme d’église, l’homme d’affaire travaille avec des travailleurs issus de la minorité qui sont reconnaissant pour leur patron, mais surtout l’accusation, les arguments pour créer la peur pour influencer les décisions ne viennent pas de Dieu mais du diable.

Ces accusations sont d’autant moins fondées qu’elles ne sont apparues, que lorsque Donald Trump est entré dans la campagne présidentielle.

Il déclare aussi que parler des femmes comme l’a fait l’actuel président des Etats-Unis est inexcusable mais pas impardonnable. Donald Trump avait d’ailleurs, il y a dix ans de cela, reconnu son erreur, et s’en était excusé publiquement.

Le fait que le « programme démocrate » avait risqué les relations américaines avec Israël est encore un point qui a poussé Bill Johnson à voter plutôt en faveur du candidat républicain, car « qui bénit Israël est béni du Seigneur ».

Johnson a finalement clôturé son long post sur Facebook en disant qu’il a voté pour Trump « avec une bonne conscience »en croyant que le « résultat est du Seigneur ».

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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