Evangéliques

Les Évangéliques envoient Donald Trump à la Maison Blanche

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Donald Trump a surpris tout le monde et déjoué tous les pronostics en remportant les élections ! Quelle a été la part du vote évangélique dans le succès de l’homme d’affaire ? Explications

En Amérique où 1 électeur sur 4 est un protestant évangélique blanc, le vote évangélique représente un poids non négligeable. Tout au long de sa campagne électorale, et particulièrement les mois précédant le jour des élections, Donald Trump s’adressera directement au soutien évangélique… ce qui ne sera pas le cas de sa rivale Hillary Clinton qui ignorera (contrairement à Barack Obama) complètement l’approche évangélique comme l’a constaté l’ancien conseiller pour la foi de Barack Obama Michael Wear :

« Le fait est que dans cette course, seul l’un des deux candidats majeurs du parti a même prétendu se soucier des évangéliques blancs »

Le choix des soutiens évangéliques, une stratégie gagnante ? Rien ne le laisse présager avant le 8 novembre, date des élections, car contrairement à leurs habitudes de voter majoritairement pour le candidat républicain, les protestants évangéliques blancs semblent partagés. Face au comportement outrancier de Donald Trump, à un scandale qui éclate à son sujet en 2005, à son histoire personnelle peu orthodoxe (trois mariages et deux divorces), les chrétiens hésitent. Les sondages d’ailleurs, peu avant le jour J donnent Hillary Clinton gagnante.

De nombreux dirigeants évangéliques et républicains et au delà, les catholiques sont sur la réserve. Même ses prises de positions en faveur des mouvements pro-vie, ainsi que sa décision, par exemple, de constituer un « comité consultatif évangélique » ne semblent pas suffire à faire oublier aux évangéliques les autres aspects peu louables de sa candidature à la Maison Blanche.

Rien n’est donc gagné, au contraire, la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines semble compromise.

Certaines voix pourtant comme celle, notamment, de Franklin Graham
se lèvent pour encourager les chrétiens à ne pas s’abstenir mais à aller voter le candidat républicain, targuant qu’il n’a pas deux choix possibles comme chrétien, mais un seul, celui du candidat qui milite en faveur de la vie.

Son appel sera-t-il entendu ? Le 9 novembre, lorsque finalement les résultats définitifs tombent, c’est la surprise générale : défiant tous les pronostics, Donald Trump remporte les élections avec 279 électeurs contre 228 pour Hillary Clinton.

Et le vote évangélique y tient une grande part. Les sondages de sortie montrent en effet que les électeurs évangéliques blancs ont soutenu majoritairement Donald Trump (81 % des voix contre 16 % à Hillary Clinton), un score jamais égalé depuis 2004.

Sa stratégie de s’adresser aux électeurs évangéliques, notamment dans l’Ohio, la Caroline du Nord ou encore la Floride, des États majeurs dans la bataille, aura été payante.

La baisse du soutien à Hillary Clinton des évangéliques hispaniques et afro-américains généralement favorables aux démocrates (2 évangéliques sur 5) par rapport à Barack Obama a aussi fait pencher la balance du côté de Donald Trump.

Selon les sondages à la sortie des urnes, les Américains qui assistent de façon hebdomadaire aux services religieux ont également favorisé Donald Trump (56 % contre 40 % pour Hillary Clinton) ainsi que les catholiques (52 % versus 45 % à sa rivale).

Les points de vue entre Donald Trump et Hillary Clinton étaient à ce point antagoniste que près de la moitié des électeurs évangéliques ont planifié de voter contre Hillary Clinton par dégoût plutôt que pour Donald Trump.

Selon les chiffres du Pew Research Center, 45% des partisans évangéliques blancs de Donald Trump ont voté pour Trump tandis que 51% d’entre eux ont voté davantage contre Clinton.

Il ne s’agissait donc pas tant, pour la moitié des électeurs évangéliques, de voter pour manifester un soutien enthousiaste au candidat républicain (on peut ici revoir l’hésitation à voter pour Trump) mais plutôt de s’opposer à la  candidate démocrate.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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