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Une ONG chrétienne sauve 560 ouvriers de l’esclavage

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  • Mar 06
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Au cours d’une opération menée en Inde par une organisation chrétienne nommée International Justice Mission (IJM), plus de 560 personnes ont été sauvés de l’esclavage. Des hommes, des  femmes, et même des enfants étaient contraints de travailler de longues journées près des fours à briques à partir de trois heures du matin pour un salaire de misère.

C’est la plus grand opération de sauvetage jamais réalisée par cette ONG. Mercredi dernier, la police, des responsables gouvernementaux et du personnel de l’IJM se sont rendus à la périphérie de Tiruvallur, à Chennai pour libérer des centaines d’ouvriers qui étaient forcés de travailler dans une usine de fabrication de briques dans des conditions de travail inhumaines.

Alerté par un ouvrier ayant réussi à s’échapper, qui a témoigné des abus choquants observés sur le site de production, l’IJM, accompagné des forces de police et de responsables du gouvernement,  a mené une opération d’envergure pour sauver des milliers de travailleurs forcés. 

Sur le terrain, les choses étaient effectivement conformes à ce que l’ouvrier qui s’était enfui avait raconté : les policiers ont en effet trouvé des centaines de personnes travaillant, pour seulement 400 roupies (moins de 5 £) par semaine, sur de longues journées à partir de trois heures du matin. Parmi les travailleurs, on retrouvait notamment tous les enfants âgés de plus de 12 ans (sur les 200 enfants vivant dans le centre, près de la moitié était âgé de moins de cinq ans) et des femmes enceintes, qui lorsqu’elles devaient accoucher, n’étaient pas autorisées à se rendre à l’hôpital.

Ces ouvriers étaient également logés dans des campements sans aucun confort (tentes, et chambres de fortune avec des toits en tôle).

Face à ces conditions de vie et de travail extrêmement pénible, les ouvriers forcés ont eu du mal à réaliser, lorsque IJM et les intervenants des forces de l’ordre sont arrivés, que le sauvetage était réel :

“Un officier de gouvernement a demandé à la foule:« Qui veut partir gratuitement ? Cette question a été accueillie avec un silence stupéfait. Lentement, un homme a levé la main, puis un autre. Bientôt des dizaines de mains fatiguées se sont levées, prêt à enfin s’en aller en toute sécurité. “

Il existe de nombreuses usines de fabrication de briques en Inde, et souvent, les personnes qui y travaillent sont forcées de s’y rendre pour payer des dettes à des taux énormes d’intérêt, à l’exemple d’un couple sauvé mercredi de l’usine de Tiruvallur qui a été amené à travailler près des fours à briques pour avoir accès à un prêt de 17 000 roupies qu’un homme leur a proposé en échange du travail d’une année.

Confronté à une mauvaise récolte, et pour pourvoir aux besoins de leur fillette de deux ans, le couple a décidé, ainsi que 50 autres personnes de leur village, d’accepter le travail proposé. Ce n’est qu’en arrivant sur l’usine qu’ils ont découvert qu’ils ne seraient pas autorisé à quitter l’établissement, alors qu’ils avaient laissé leur fillette dans leur ville natale.

Il a aussi expliqué que le propriétaire avait maltraité physiquement les enfants des autres familles.

IJM, qui est une organisation chrétienne évangélique de droits humains fondée par Gary Haugen en 1997, travaillant principalement pour lutter contre le trafic sexuel et le travail forcé, n’en est pas à sa première action d’envergure pour lutter contre l’esclavage en Inde.

En 2011, par exemple, cette ONG a sauvé plus de 500 personnes de la même usine, le propriétaire, ainsi que cinq autres responsables ont été arrêtés en vertu des lois anti-trafics de l’Inde et de la loi du travail “contraint”.

Cette opération met une fois encore en évidence selon IJM, le besoin critique de lutter contre l’esclavage au travail dans ce pays.

“Si les criminels restent libres, la violence continuera.” a déclaré IJM. “Mais si les lois sont appliquées et les trafiquants vont en prison, nous pouvons mettre fin à l’esclavage pour de bon.”

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