Science et religion

L’archéologie prouve le récit biblique du démoniaque de Gadara

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Des archéologues pensent avoir découvert des preuves de l’évènement biblique raconté notamment en Marc 5 lorsque Jésus délivre un homme possédé d’un esprit impur sortant des sépulcres. Selon le journal Breitbart, en effet, un plateau de marbre portant des inscriptions trouvées sur la rive orientale de la mer de Galilée dans le parc national Kursi, dans le quartier historiquement « non juif » de la décapole, attesterait ces faits.

La délivrance par Jésus du démoniaque du pays des Gadaréniens, possédé par une légion de démons entrant dans un troupeau de 2000 pourceaux est racontée dans les trois évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc (Matthieu 8 v 28 – 34 ; Marc 5 v 1 – 20 et Luc 8 v 26 – 39).

Selon la tradition chrétienne, c’est dans l’ancienne ville de Kursi (aujourd’hui disparue) située probablement sur la rive orientale de la mer de Galilée dans le parc national Kursi qu’aurait eu lieu le soi-disant « miracle du porc » où Jésus a guéri un ou deux hommes possédés par des démons en les envoyant dans un troupeau de porcs. Jusqu’alors, cependant, la conviction que cette ville existait n’était étayée par aucune preuve scientifique solide et restait donc une simple supposition.

Des fouilles de l’Université de Haïfa au parc national Kursi viennent cependant de mettre en évidence la preuve de l’existence d’une ancienne colonie qui serait soit une ville juive soit une ville judéo-chrétienne.

Un grand plateau de marbre comportant des caractères hébraïques a en effet été découvert mercredi par des archéologues sur le site situé dans le parc national de Kursi (d’après une ville syrienne à proximité). Selon les premières estimations, ce plateau gravé dans une écriture araméenne mais avec des lettres hébraïques daterait de 500 ans après Jésus-Christ.

L’inscription en hébreu, qui commence par les mots  » se souvient pour de bon » ferait référence à une commémoration d’un évènement.

Deux autres mots ont également pu y être déchiffrés : « Amen » et « Marmariya », dont la signification serait pour certains chercheurs « en marbre » et pour d’autres ferait allusion à Marie, la mère de Jésus.

Le Professeur Michael Atzi, l’un des administrateurs du site archéologique, a déclaré :

« Cette première preuve indique l’existence d’une colonie juive et renforce la théorie, qui jusqu’à présent n’était que folklore, que la colonie est Kursi – le lieu où Jésus s’est rendu et a effectué le fameux«miracle du porc» selon le Nouveau Testament »

Cet archéologue rapporte également comment cette découverte vient mettre en évidence qu’il existait bien des colonies juives à l’époque à l’endroit où se sont déroulés les fouilles :

« L’existence d’une colonie juive sur les rives orientales de la Galilée est une chose très rare. Jusqu’à présent, nous n’avions pas de preuve que les colonies juives, qui ont disparu au fil des années, ont effectivement existé à cette époque près des rives de la Galilée, sauf pour Migdal. »

Sur le site du parc national de Kursi, les ruines d’un monastère chrétien byzantin ont été découvertes en 1970, au cours de la construction d’une route.

Érigé probablement dans les cinquième et sixième siècles après Jésus-Christ pour identifier l’emplacement biblique du « miracle du porc », ce site chrétien aurait été détruit par l’armée perse en 614.

Reconstruit puis à nouveau détruit par un incendie, le site est resté abandonné les 1300 années suivantes avant d’être finalement mis à jour en 1970.

Près de la proximité des ruines de ce monastère, des grottes sont encore visibles, et une montagne descend dans la mer, ce qui correspond avec exactitude à la description biblique du site.

Selon l’apologiste chrétien Steve Ray, un certain nombre d’édifices ont été érigés sur les lieux où se sont déroulés certains évènements bibliques comme il l’a expliqué au journal Breitbart :

« Les premiers chrétiens d’origine juive se souvenaient des lieux et des événements autour de la vie du Christ, et dès que le christianisme a été légalisé, des églises ont été construites sur ces différents sites. »

« Plus il y a de découvertes archéologiques, plus la Bible est confirmée » a encore ajouté ce chercheur.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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