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Jimmy Morales, le nouveau président chrétien du Guatemala

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  • Nov 03
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Le 25 octobre 2015, et contre toute attente, les électeurs guatemaltèques ont décidé d’élire comme nouveau président Jimmy Morales, un humoriste ayant fait des études en théologie avant de se tourner vers l’administration des entreprises. Cet homme marié, père de quatre enfants, est issu d’une église évangélique, comme de nombreux habitants du Guatemala. Si son programme axé sur le slogan : “ni corrompu, ni voleur” était simple, ce sont plus de 700 églises unies dans le jeune et la prière qui ont prié pour cette élection et permettre au Guatemala de sortir de la crise que le pays traverse.

Considéré comme outsider, la qualification de cet homme de 46 ans pour le deuxième tour des élections a surpris presque tout le monde, sauf les chrétiens qui sont convaincus que ces résultats ont été les réponses aux prières.

Presque totalement inconnu dans les enquêtes d’opinion au début de la campagne présidentielle, l’affaire de corruption touchant le pays qui a entraîné la démission du président sortant Otto Perez Molina pour fraude a favorisé la hausse progressive de sa popularité. Avec un président en prison, le pays était au bord du chaos social et politique.

Élu avec 72,4 % des suffrages, Jimmy Morales a largement battu l’ancienne première dame du pays, Sandra Torres, candidate du centre gauche (27,4 %) qui a concédé sa défaite. Sans aucune expérience du pouvoir, sa volonté de lutter contre la corruption et ses convictions conservatrices (pas de mariage homosexuel, lutte contre l’avortement et la légalisation de la marijuana) dans le pays ont favorisé son élection :

“Selon ma conviction, mon idéologie, je dois opposer mon veto à ces lois .  Au Guatemala, je pense que nous n’aurons pas cela à cause de la pensée conservatrice.  En cas où le Congrès approuverait ces lois, je me positionnerai contre.”

En tant que nouveau numéro 1 du Guatemala, il a déclaré :

«En tant que président, j’ai reçu un mandat et ce mandat du peuple du Guatemala est de combattre la corruption qui nous ravage».

Pendant la crise et pour l’élection de son nouveau président, l’église du Guatemala a joué un rôle très important. Pendant près de 40 jours en effet, le mouvement “Prie pour le Guatemala” a mobilisé dans l’unité plus de 700 églises autour des veillées de prière et de jeûne pour une sortie de crise. Chaque samedi matin également, une réunion de prière était organisée à Central Park.

Marco Antonio Ruiz, un des participants à la prière a affirmé :

“Dieu a mis sa main sur le Guatemala, et un miracle est arrivé.  Nous nous sommes tenus dans l’unité comme Église pour crier à Dieu d’une seule voix. La prière efficace d’un homme juste a une grande efficacité. Dieu a entendu la voix de tous ceux qui nous se sont joint à nous dans la prière.”

Le président Jimmy Morales lui-même, interviewé par CBN News,  s’est exprimé sur le rôle de l’église dans le pays :

“Le rôle de l’Église chrétienne est d’être l’épouse de l’Agneau qui se met au service et se dévoue, mais aussi qui évangélise, forme et améliore les talents des personnes. C’est un assez grand rôle.”

Autre action de l’église pendant la campagne quelque jour avant l’élection, l’organisation, par les principales églises évangéliques du pays, d’un débat sur la télévision nationale et par satellite sur le réseau Christian Enlace.

Les chrétiens et les non-croyants du Guatemala sont unanimes pour affirmer que la solution pacifique trouvée face à la crise du Guatemala et de l’ensemble du processus électoral est de nature à donner une leçon à d’autres nations. Pour les chrétiens guatémaltèques , très engagés au cours de cette élection, le commencement du chemin de la guérison de leur pays résonne comme une réponse directe aux prières qu’ils ont fait monté ensemble dans l’unité vers Dieu. Une belle leçon, en effet !

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Commentaires

  1. Foi persévérante

    Foi persévérante

    Réagissez !

    Vox populi, vox Déi !

    Surtout que les chrétiens continuent à porter leur président dans la prière car il ne sera pas facile de gouverner le pays dans un monde en décomposition. Les pressions et les pièges de toutes sortes ne manqueront pas : il ne faudra compter que sur la sagesse de l’Éternel pour les déjouer et les dépasser.
    Souhaitons à ce jeune frère beaucoup de loyauté et la présence fidèle de notre Seigneur pour lui montrer la voie.

    Laissons-lui ce verset 8 du Psaume 32 dans la version DARBY :
    “Je t’instruirai, et Je t’enseignerai le chemin ou tu dois marcher ; Je te conseillerai, ayant Mon œil sur toi.”
    Amen !
    Soli Deo gloria !

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