Chrétiens persécutés

Liu Xianzhi, une chrétienne persécutée pour sa foi

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Au cours de la conférence qui s’est tenue dans la plus grande université baptiste dans le monde, l’Université Baylor, plusieurs chrétiens originaires des régions hostiles au christianisme ont témoigné des persécutions subies parce qu’ils refusaient de renier leur foi en Jésus-Christ. L’évangéliste chinoise Liu Xianzhi (Sarah) a notamment évoqué les brimades, les passages à tabac, les tortures subies dans les camps de travail chinois.

Liu Xianzhi (Sarah), une chrétienne née de nouveau a été baptisée en 1991 dans la nuit sombre d’une nuit d’hiver en raison de la crainte d’une répression du gouvernement. Rapidement après sa conversion, elle a commencé à aller, avec ses partenaires dans le ministère, de village en village dans la province du Hubei pour y répandre la Parole de Christ.

A cause de ses activités religieuses, elle a été accusée de « perturber l’ordre social » et a été arrêtée une première fois en 1991 puis détenue dans une prison locale pendant deux mois.

Au cours de son arrestation, la police lui a demandé de nombreuses informations concernant son pasteur et ses amis, mais également de renoncer à Jésus-Christ. Comme elle a refusé de faire cela, les policiers l’ont battu, ont utilisé tour à tour une barre et une matraque électrique pour envoyer des décharges électriques à son corps et brûler sa peau :

 » Ils ont mis la barre électrique contre ma tête, sur mon corps, partout. Puis ils l’ont mis dans mes mains. C’était très douloureux. Je criais. Ils ont ensuite mis le bâton dans ma bouche, de sorte que toute ma bouche a été gravement blessée au point que je ne pouvais plus boire ni manger et que je ne pouvais plus parler. Ils m’ ont demandé de nouvelles informations. Ils ont alors pris des chaînes avec lesquelles ils ont frappé mes chevilles. « 

Liu Xianzhi évoque alors les dures conditions de détention : il n y avait pas de salle de bain, pas de boisson, pas de possibilité de s’arrêter de travailler. Elle explique que sa foi a été mise à rude épreuve :

« Je crois en Jésus, mais mon corps physique me faisait tellement souffrir. Lorsque je tombais au sol, ils me tiraient par les cheveux pour me soulever du sol. Lorsque je tombais à nouveau, ils utilisaient leurs pieds pour briser mes mains sur le sol. Toute cette douleur était insupportable, alors, je priais Dieu. Je pensais à Jésus mourant pour moi, et je pouvais alors mourir pour lui.

En 1996, Liu Xianzhi est à nouveau arrêté avec un collègue dans la province du Hubei et les mêmes chefs d’accusation sont portés contre elle.

Cette fois-ci, bien que n’ayant pas bénéficié d’une procédure régulière, elle écope de trois ans de camp de travail pour femme, une sanction mise en place par le gouvernement communiste pour essayer de rééduquer les mauvais comportements par le travail.

A nouveau, elle est traitée plus durement en raison de sa foi. Un jour, raconte-elle, alors qu’elle attendais à l’heure du déjeuner de recevoir son repas, les gardiens lui ont demandé : « crois-tu en Jésus ? ». Elle a répondu par l’affirmative. Suite à cette réponse, ils lui ont dit de se mettre face au mur et d’y rester sans manger. Lorsque les autres prisonnières ont fini de déjeuner, ils lui ont alors demandé d’aller avec eux au travail, sans rien dans le ventre. Au dîner, la même question lui est posée, et à nouveau, ses gardiens lui demandent de faire face au mur sans rien manger. Elle explique alors que son corps est affamé mais qu’elle ne veut renier Jésus.

En 2001, elle est à nouveau arrêtée pour son anniversaire et accusée d’une infraction plus grave de « crime contre l’État. » Elle demande un recours contre les charges portées contre elle et obtient gain de cause. Elle est cependant enlevée par la police locale et est soumise à trois ans de plus dans le camp de travail pour femmes. Mais le zèle pour le Seigneur l’anime et malgré ses persécutions, elle continue à témoigner de sa foi en Jésus-Christ :

 

« Je suis en prison  et je travaille sur les lumières de Noël et les écouteurs qui sont envoyés aux américains et à différents pays. Je dois avoir une relation avec les autres prisonniers, je veux partager l’Évangile avec eux. Mon but est de partager l’Évangile avec les gens, même en prison. ]…[ Je demande à ma mère de cacher un très petit livre spirituel et de me le donner pour que je puisse le partager avec un prisonnier. Alors qu’elle lisait le livre, les gardes l’ont trouvé, et m’ont immédiatement interpellé en me disant : Sarah, je vais augmenter votre temps de prison parce que vous faites encore les mêmes choses et que vous ne vous repentez pas. »

« Mais je veux continuer à remplir la mission que Dieu m’a donné de parler de l’Évangile » a ajouté Liu.

Sarah Liu est aujourd’hui exilé en Amérique.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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