Chrétiens persécutés

Risque d’exécution sommaire pour 4 chrétiens pakistanais

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Quatre chrétiens pakistanais accusés de blasphème après avoir imprimé des affiches sur laquelle était écrit le mot « rasoul », la traduction du mot apôtre en ourdou risquent d’être victimes d’exécutions sommaires. Une nouvelle loi dans le pays interdit en effet la traduction de certains termes islamiques, et notamment le mot prophète ou apôtre.

Chrétiens-pakistanaisSi le titre « prophète » est en général traduit par la racine arabe « nabi », « rasoul » peut avoir le même sens. Or, selon une nouvelle législation au Pakistan, il est interdit de traduire certains termes islamiques ou mots sacrés arabes. Le mot « rasoul » qui est un attribut du prophète Mahomet imprimé sur les affiches pour l’enterrement d’un chrétien est considéré comme une offense à l’islam.

Les quatre chrétiens ayant participé à la diffusion de ces affiches pour annoncer des obsèques ont donc été accusés de blasphème. Parmi les accusés figure le pasteur Protestant Aftab Gill, qui se rendra à son procès le 16 octobre non accompagné, le tribunal ayant refusé de lui fournir une escorte.

Il y a exactement un mois, le tribunal avait accordé la liberté sous caution au typographe musulman qui avait imprimé les affiches, mais a refusé la remise en liberté des quatre chrétiens.

Malgré l’intervention du Centre d’aide juridique, d’assistance et de règlement qui avait montré au cours de la séance que le terme Rasoul est trouvé dans la Bible en ourdou et que l’intention des chrétiens n’étaient pas blasphématoire, rien y a fait et le juge les a condamné.

L’avocat musulman des quatre chrétiens, maître Imtiaz Shakir,  a déclaré à l’agence Fides :

« Le procès est une pure folie. On abuse actuellement du mot rasoul, qui en ourdou signifie messager. L’accusation relève du prétexte. L’ensemble du système est polarisé. Les autorités locales cherchent actuellement une occasion pour une nouvelle exécution sommaire ».

Selon cet avocat, les accusations portées contre les chrétiens sont injustes car elles découlent d’un malentendu de l’islam. Il demande à ce que les citoyens pakistanais qui croit dans la justice et le droit se lève pour défendre des innocents.

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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