Chrétiens persécutés

Un chrétien pakistanais abattu par la famille de son épouse devenue chrétienne

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Au Pakistan, une famille musulmane de Lahore a torturé et tenté d’abattre sa fille de 23 ans en représailles à sa conversion au christianisme. Aleem Masih, son mari, un jeune chrétien de 28 ans, à quant à lui reçu trois balles dans le corps, dont une balle à la tête. Il a succombé à la suite de ses blessures. Sa femme, Nadia, reste quant à elle dans un état critique à l’hôpital.

Aleem et Nadia Masihs se sont mariés il y a environ un an après la conversion de la jeune-femme au christianisme. Ses parents musulmans ont très mal pris la chose. Menacés en permanence,  les Mashihs ont décidé de fuir vers Narang Mandi, une ville à environ 60 kilomètres de Lahore, pour éviter d’être victimes d’actes de violence visant à venger l’honneur de la famille de la jeune chrétienne.

Selon Aneega Maria, une avocate de l’organisation des droits de l’homme « The Voice Society » :

« le couple  a décidé de fuir à Narang Mandi, à 60 kilomètres de Lahore, mais la famille musulmane de Nadia, pour venger la honte que leur fille a apporté sur eux en abjurant l’Islam pour épouser un chrétien, a lancé une chasse à l’homme contre le couple. »

Informée que le couple allait rendre visite à un médecin dans le quartier Youhanabad de Lahore, c’est finalement dans ce quartier que Mohammed Din Meo, le père de Nadia et ses frères  ont  kidnappé les Masihs. Arrêtant le pousse-pousse dans lequel le couple se déplaçait, les tenant au bout du fusil, ils ont obligé le conducteur du rickshaw à s’arrêter dans une ferme à proximité. C’est là que les frères et le père de Nadia ont torturé violemment puis abattu les Masihs.

Aneega Maria de l’organisation « The Voice Society » raconte le drame :

« Les hommes musulmans ont premièrement brutalement torturé le couple à coups de poing et à coups de pied, puis ils ont tiré trois fois sur Aleem Masih. Une balle l’a touché à la cheville, la deuxième a atteint ses côtes, tandis que la troisième est allée se loger sur son visage. Nadia a reçu une balle dans l’abdomen. »

Le père et les frères de Nadia ont alors quitté la ferme en croyant avoir tué les deux membres du couple. Ils sont retournés au village en proclamant publiquement qu’ils avaient vengé leur humiliation et restauré la fierté des musulmans en tuant le couple de sang-froid a encore expliqué l’avocate. Azhar, l’un des frères de Nadia, s’est alors présenté devant la police en avouant avoir tué sa soeur et son mari chrétien.

Arrivée sur les lieux de l’assassinat, la police, a constaté que Nadia respirait encore. Elle a alors été emmenée à l’ hôpital général de Lahore. Les balles ont été retirées de son abdomen mais la jeune-fille  lutte toujours pour sa vie.

Au cours d’une visite à l’hôpital de la société à laquelle appartient Aneega Maria, des extrémistes musulmans se sont rassemblés devant cet établissement pour protester contre la conversion de Nadia Masih :

« La foule, dont certaines personnes portaient des armes, criait des slogans anti-chrétiens furieux. […] Elle a également fait l’éloge d’Azhar pour avoir restauré la fierté de la « Ummah » islamique (la communauté) et dit qu’il avait gagné sa place au paradis pour avoir tué un  infidèle ».

Avec l’aide de « The Voice Society » , Nadia et la famille Masih ont déposé un rapport de police officiel. Cependant, le père et les frères de Nadia n’ont pas été arrêtés. Comme souvent dans le cas de persécution de chrétiens au Pakistan, les agresseurs ne sont pas poursuivis. L’avocate ainsi que la famille Mashih ont également été menacés afin qu’ils abandonnent les poursuites.

«Nous n’abandonnons pas l’affaire, » a encore affirmé Maria. « Assassiner au nom de la religion et de l’honneur ne doit pas être autorisé, et les auteurs devraient être tenus pour  responsable. »

Isabelle Goepp

Diplômée d'un master II de psychologie de l'éducation, Isabelle a travaillé pendant une vingtaine d'année dans le domaine médico-social. Désireuse d'approfondir sa connaissance de la Parole de Dieu, elle s'est formée pendant un an à l'Institut Biblique Européen.

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